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Isabelle Boulay triomphe à Paris

Isabelle Boulay a su conquérir le cœur des spectateurs mercredi à l’Olympia de Paris.
Photo Marc Chaumeil Isabelle Boulay a su conquérir le cœur des spectateurs mercredi à l’Olympia de Paris.

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PARIS | Trois ovations soutenues, des fans qui la couvrent de fleurs, un concert sans failles et une chanteuse à fleur de peau. Isabelle Boulay a triomphé une fois de plus, mercredi, au mythique Olympia de Paris, alors qu’elle y présentait en première européenne En vérité, son tout nouveau spectacle.

Dès les lumières éteintes, ce sont des applaudissements à tout rompre que lui réservaient les spectateurs, dont certains à qui on a parlé l’avaient vu en concert près de 50 fois, partout en France et au Québec.

Parmi le public, avec qui la connexion est très forte en France, on retrouvait le grand acteur français Gérard Darmon, le chanteur Enrico Macias, Chico Bouchikhi, du groupe Gypsie King, et bien sûr, son fiancé Eric Dupond-Moretti, un avocat célèbre en France.

Avec En vérité, Isabelle Boulay renoue avec son répertoire deux ans après l’hommage à Reggiani. La chanteuse assume devant son public parisien toutes ses influences avec beaucoup de cohésion, intégrant même une reprise de Scorpions, qui lui a d’ailleurs valu une longue ovation.

Le public est embarqué dans son voyage entre Nashville et Paris, entre Québec et l’Italie, en compagnie de cinq musiciens québécois sous la direction de Simon Godin, qui en étaient tous à leur premier Olympia.

Un spectacle bien ficelé

En vérité est un spectacle très travaillé et franchement abouti après seulement cinq représentations. Les projections, tout comme les arrangements, sont raffinés, mais grandioses quand il le faut.

C’est Isabelle l’amoureuse qui a entamé le concert, avec les nouvelles pièces Mon amour et Toi moi nous. Plus tard, elle a mis tout son cœur dans la poignante Le garçon triste, signée Carla Bruni et Julien Clerc, dédiée sur son album à son fiancé.

Les accents country de la chanson Le train d’après mettaient bien la table pour Nashville, signée Cœur de Pirate, où le public tapait des mains à cœur joie. Détour en Italie avec Una Storia d’Amore, avant un retour dans le passé avec Je t’oublierai.

On aurait pu entendre une mouche voler lors de Mieux qu’ici bas, intensifiée par une contrebasse et un piano, donnant lieu à la première ovation.

En fin de parcours, on ne pourrait avoir vu une Isabelle Boulay plus incarnée que lorsqu’elle interprète, le cœur à vif, Si tu me payes un verre, de Reggiani. Brandissant son pied de micro dans les airs, son interprétation du « plus bel hymne de tolérance qui soit » nous laisse la gorge nouée.

Douce, émotive, généreuse et touchante, on ne cesse de dire de nouveau spectacle en nouveau spectacle qu’Isabelle Boulay est au sommet de son art. Elle nous surprend encore à monter toujours plus haut, creusant encore son talent d’interprète, bien digne de ceux qui l’ont précédée sur les planches légendaires de l’Olympia.

Safia Nolin

En première partie, Safia Nolin avait 15 minutes et quatre chansons pour allumer une étincelle dans le cœur des Français. On peut dire qu’elle a réussi, avec trois chansons de Limoilou, album sorti il y a deux semaines en France, une reprise touchante et dénudée de Ma préférence, de Julien Clerc, et surtout, beaucoup d’humour.

Isabelle Boulay sera en tournée au Québec dès janvier 2018.