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Mort du cycliste Guy Blouin: un écart marqué sur le plan de la conduite du policier Simon Beaulieu?

Simon Beaulieu
Photo d'archives, Didier Debusschere Simon Beaulieu

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Le policier Simon Beaulieu, accusé de négligence et de conduite dangereuse causant la mort du cycliste Guy Blouin, a-t-il eu un écart marqué sur le plan de sa conduite le 3 septembre 2014? La défense soutient que non et qu’il devrait être acquitté.

Les plaidoiries se sont entamées, lundi matin, avec l’avocat de la défense, Me Maxime Roy qui, point par point, a revu les faits reprochés ce jour-là au policier.

Selon lui, aucun des éléments amenés en poursuite ne démontre que le policier a effectué une manœuvre qui était proscrite soit par le Service de police de la Ville de Québec ou encore par l’École nationale de police.

Le juge devra également tenir compte, selon la défense, de la problématique survenue aux freins ABS et à l’essieu de la roue, ce que le policier ne pouvait nullement prévoir.

«Dans votre analyse, vous devrez également prendre en compte si la manœuvre, à proprement parler, était dangereuse, et non pas sur la conséquence tragique que cette manœuvre a eue», a plaidé Me Roy.

A contrario, le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me Michaël Bourget, a rappelé au juge que le secteur où s’est produit l’accident, au coin des rues Saint-François et du Parvis, est un secteur hautement achalandé, que c’était à la connaissance du policier et que ce simple fait ne peut amener le tribunal à conclure qu’il s’agissait là «d’une manœuvre raisonnable», a-t-il dit.

Concernant les bris sur le véhicule, il a mentionné que, selon le reconstitutionniste de la Sûreté du Québec, le véhicule à la suite de plusieurs tests «freine de manière tout à fait acceptable».

Il a également attiré l’attention du tribunal sur le témoignage du policier qui a mentionné avoir «agi par instinct», ce qui donnerait, selon lui «un caractère d’impulsivité à la manœuvre».

Comme une jurisprudence volumineuse a été donnée au juge René de la Sablonnière, ce dernier a fait savoir aux parties qu’il allait devoir prendre le tout en délibéré.

Ce sera donc le 12 janvier prochain que le policier Beaulieu sera définitivement fixé sur son sort.