/sports/baseball/capitales
Navigation

Michel Laplante commente le rapport du BST: «Ça ne me ramène pas Bob et Fred»

Michel Laplante
Photo d'archives, Simon Clark/Agence QMI

Coup d'oeil sur cet article

Michel Laplante le répète depuis un an: il ne cherche pas de coupable sur qui jeter le blâme pour l’accident qui a coûté la vie à Bob Bissonnette et Frédérick Decoste, le 4 septembre 2016. Le rapport du BST, publié mercredi, ne lui a donc fait ni chaud ni froid, sur le plan personnel, même s’il espère qu’il permettra d’éviter d’autres accidents du genre dans le futur.

Les conclusions rendues par le BST mercredi matin n’ont pas surpris le seul survivant de l’écrasement, d’ailleurs.

«Je ne dirais pas que je me fous de ce rapport, car c’est important pour les pilotes d’hélicoptère et pour les gens qui travaillent dans la sécurité. Toutefois, je n’ai pas l’intention de m’acheter un hélicoptère et de revivre ça. Il y a aussi des gens qui me disent que les fils électriques n’étaient pas bien identifiés. Tout ça n’enlèvera pas l’accident que j’ai eu et ça ne me ramènera pas Bob et Fred. Peu importe la faute est à qui ou à quoi, je n’ai jamais eu l’intention de poursuivre, ni de faire de procès à qui que ce soit», a mentionné le président des Capitales de Québec, mercredi.

Drogue dans le sang?

Quant aux traces de cannabinoïdes retrouvées dans le sang de Decoste ainsi que le fait qu’il «avait vraisemblablement une fatigue aiguë au moment de l’accident», selon le rapport, Michel Laplante a assuré n’avoir aucune idée de l’état du pilote au moment de l’accident.

«Est-ce que j’aurais dû être plus vigilant et m’apercevoir de ça? Je ne connais pas assez ça. Le pilote, il t’assoit en arrière, te mets une ceinture, il ferme la porte et il touche à 30 000 pitons que tu ne connais pas. Il ne s’en va pas sur une ligne jaune où tu peux dire qu’il conduit croche. La nuit d’avant, s’est-il couché à minuit ou 3 h? Je ne sais pas. La seule affaire, c’est que je suis embarqué deux ou trois fois avec lui avant et je l’ai toujours trouvé excellent, dans ce que moi je connais de l’aviation. Il a toujours été reconnu comme un bon pilote, il atterrissait son hélicoptère sur un dix cennes et il t’amenait du point A au point B.»

Aucun souvenir

S’il a un regret, toutefois, c’est de ne pas avoir pu aider comme il l’aurait voulu l’enquête du BST.

«J’aurais aimé pouvoir en faire plus pour les aider, car ils cherchent à trouver des solutions pour améliorer la sécurité dans les transports. Plusieurs intervenants m’ont rencontré pour me poser des questions, mais je n’ai aucun souvenir de ce qui est arrivé. J’aimerais me dire combien de temps j’ai été dans l’eau, comme j’ai réussi à détacher ma ceinture, mais je ne m’en souviens pas. Même si je gruge fort dans ma tête, rien ne me revient.»