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Des décennies d’archives chez lui

Depuis plus de 40 ans, un fidèle lecteur conserve des boîtes de copies du Journal à son domicile

François Auger, 83 ans, conserve éditions papier et articles du Journal précieusement. Depuis plusieurs années, il écrit aussi aux journalistes pour commenter les nouvelles.
Photo Jean-Francois Racine François Auger, 83 ans, conserve éditions papier et articles du Journal précieusement. Depuis plusieurs années, il écrit aussi aux journalistes pour commenter les nouvelles.

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Fidèle lecteur depuis plus de 40 ans, un octogénaire passionné de l’actualité de Québec conserve fièrement chez lui des dizaines de boîtes d’archives papier de votre quotidien créé en 1967.

Impossible de célébrer un demi-siècle d’existence sans donner la parole aux abonnés de la première heure. Dans les restaurants, les garages, les taxis et ailleurs, les lecteurs ne veulent pas être bousculés dans leur routine du matin.

Format papier

À son domicile de Charlesbourg, François Auger, 83 ans, accumule depuis une vingtaine d’années des montagnes d’articles et de copies complètes du Journal. Le mois et l’année sont bien identifiés sur ses caisses de documents.

« Mon journal, le matin, il faut que je le lise toujours d’un bout à l’autre. J’ai le temps et j’aime ça. Je garde aussi ce qui m’intéresse. Je tiens beaucoup au journal papier. Je serais très déçu que ça disparaisse, mais je pense que je ne serai plus là ! Je suis capable de lire sur internet, mais ce n’est pas pareil », explique cet ancien membre des Forces canadiennes.

Ses archives personnelles renferment évidemment les pages frontispices des événements marquants, comme le 11 septembre 2001, la tragédie de Lac-Mégantic et, plus récemment, l’attaque à la Grande Mosquée de Québec.

Discours très critique

Ce dernier prend également plaisir depuis de très nombreuses années à commenter les nouvelles en écrivant régulièrement aux journalistes. Ses idées sont tranchées sur la politique, l’immigration, la religion, la guerre, les faits divers, mais très peu sur le sport, « parce qu’on est loin du temps de Maurice Richard », dit-il. Le débat sur la prière au conseil municipal de Saguenay l’a beaucoup fait réagir.

Sans détour, M. Auger avoue qu’il n’apprécie pas les libéraux à Québec et Ottawa.

« Nos élus sont trop mous. On ne fait pas respecter les lois à la frontière. Comment voulez-vous que les gens qui arrivent de manière illégale nous respectent ? Trudeau n’est pas mieux que son père ! »

Le retraité très volubile connaît la plupart des scribes qui tapissent les pages, autant journalistes que chroniqueurs. Il aime les Joseph Facal et Richard Martineau, « mais n’est pas toujours d’accord avec les positions de Lise Ravary », lance-t-il en souriant.

M. Auger mentionne qu’il s’ennuie des analyses politiques du regretté J.-Jacques Samson, décédé en juillet 2016.

À Québec, d’autres lecteurs comme M. Auger font une utilisation particulière du Journal. C’est le cas de l’enseignante Marie-Claude Rancourt, qui présente une capsule sur l’actualité tous les matins avec sa classe de 6e année.

Aussi dans les classes

« Je l’utilise pour faire de la lecture. Les élèves doivent résumer l’article qu’ils ont choisi et expliquer pourquoi. Quand l’affaire Salvail est sortie, ils ont plutôt choisi un article sur une maison vendue 4,1 M$ à Stoneham. J’étais contente ! », confie-t-elle en riant.

Un tableau permet ensuite d’afficher les coupures de presse. « Ça permet de discuter avec eux. Ils sont un peu plus ouverts sur le monde et non pas uniquement sur leur quotidien. »

Le Journal de Québec atteint, en 2017, un nouveau record de 1 642 000 lecteurs chaque semaine, toutes plateformes confondues.