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Les Québécois conscients de la surcharge de travail des professionnels de la santé, dit la FIQ

Régine Laurent, concernant les résultats d'un sondage mené par la firme Léger auprès de 1960 Québécoises et Québécois sur les réformes Barrette.
JOEL LEMAY/AGENCE QMI Régine Laurent, concernant les résultats d'un sondage mené par la firme Léger auprès de 1960 Québécoises et Québécois sur les réformes Barrette.

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Les Québécois sont conscients de la surcharge de travail qui accable les professionnels de la santé et estime que la réforme du système de santé est un échec, montre un sondage réalisé par la firme Léger pour le compte de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ).

Selon 89 % des Québécois sondés par Léger, la situation est demeurée la même, voire s'est dégradée dans le réseau de la santé depuis l'arrivée des libéraux au pouvoir il y a trois ans. Pas moins de 72 % des répondants ont affirmé que le gouvernement de Philippe Couillard a fait trop de compression dans le système de santé.

«La population québécoise n’est pas dupe. Malgré les prétentions du ministre Barrette, les réformes libérales n’ont rien donné et la prestation des soins ne s’est pas améliorée, bien au contraire», a soutenu la présidente de la FIQ, Régine Laurent, en dévoilant les résultats du sondage, dimanche.

Sans surprise, 94 % des Québécois ont affirmé être mal à l'aise à l'idée d'être soignés par un professionnel cumulant plus de 16 heures de travail consécutives, tandis que 80 % croient que le personnel hospitalier est surchargé.

«Nous répétons sans cesse au ministre de la Santé que la surcharge de travail chez les professionnelles en soins doit s’arrêter, mais le gouvernement fait la sourde oreille», a déploré Mme Laurent, qui espère que ce sondage permettra d'influencer l'opinion du ministre Gaétan Barrette.

La FIQ propose des pistes de solutions pour améliorer la situation, dont l'instauration d'un ratio soins-patients qui obtient l'appui de 83 % des répondants.

Le syndicat penche aussi pour la création d'un plus grand nombre de postes à temps complet pour favoriser «la stabilité des équipes de travail et assurer une meilleure dispensation de soins à la population».

«Le ministre est d’accord avec nous pour créer plus de postes à temps complet. Le problème, c’est que les gestionnaires des CISSS et des CIUSSS ne l’écoutent pas [...]. Le ministre Barrette doit utiliser les super pouvoirs qu’il s’est donnés et obliger ses gestionnaires à obtempérer», a fait valoir la présidente de la FIQ.

Le sondage a été mené du 26 juillet au 5 août 2017 auprès de 1960 Québécois. La marge d'erreur est de 2,2 %, 19 fois sur 20.