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Rouge et Or: le passé ne compte pas

Malgré ses 26 gains contre le Vert & Or, l’Université Laval se prépare à affronter Sherbrooke comme n’importe quelle équipe

Glen Constantin donne des directives à ses joueurs, dont ici à Marc-Antoine Claveau.
Photo Jean-françois Desgagnés Glen Constantin donne des directives à ses joueurs, dont ici à Marc-Antoine Claveau.

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Après 26 victoires consécutives face à ses prochains adversaires, le Rouge et Or de l’Université Laval peut-il réellement trébucher face au Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, samedi au PEPS, en demi-finale provinciale ?

« Ce n’est pas le passé qui compte, mais les trois heures du match, a prévenu l’entraîneur-chef Glen Constantin dont la troupe n’a jamais perdu contre les Renards depuis leur renaissance en 2003. Les statistiques ne veulent plus rien dire et les cadrans sont remis à zéro. Leur entraîneur-chef est un bon motivateur et je m’attends à ce que le Vert & Or soit très motivé et intense. Sherbrooke n’a rien à perdre et tout à gagner. Il faudra être prêts à des jeux-surprises. Le contraire serait irresponsable de notre part. »

« Avec une fiche de 0-26 dans l’histoire, les probabilités ne sont pas de notre bord et on pourrait être découragés ou plutôt se dire que ses statistiques ne veulent rien dire et que ce sont les batailles à un contre un qui feront la différence, de renchérir l’entraîneur-chef Mathieu Lecompte. Il s’agit d’un seul match et on ne dispute pas une série 4 de 7. Peu importe notre fiche (2-6) en saison, nous avons autant de chances d’atteindre notre objectif de se rendre à la Coupe Dunsmore rendus dans les séries que si on avait présenté un dossier de 4-4. Il aurait fallu se rendre à Québec de toute façon. »

Ne rien prendre pour acquis

Même si l’offensive du Rouge et Or a connu du succès lors des deux rencontres contre le Vert & Or en saison régulière avec des victoires de 40-5 et de 46-15, Constantin ne tient rien pour acquis. « Ils ont une défensive expérimentée et mature et il faudra être vigilant. Il y a beaucoup de mouvement de leur maraudeur. On ne pourra pas être identique. Il faut se creuser la tête comme entraîneur parce que c’est la troisième fois qu’on se rencontre et c’est excitant. »

« En offensive, ils ont une des bonnes lignes offensives du RSEQ avec une bonne cohésion, de poursuivre Constantin. Gabriel Polan est un gros porteur de ballon et il a connu du succès lors du premier match et on l’a peu vu à Sherbrooke. En séries, tu dois être capable de courir. »

Protéger le ballon

Qu’est-ce que le Vert & Or doit faire pour marquer des points ? Leur dernier touché offensif contre Laval remonte au 12 septembre 2015 dans une défaite de 27-24 en prolongation. « On ne récoltera pas 700 verges et on ne marquera pas sept touchés contre une très bonne défensive, mais on doit être capable de capitaliser quand une opportunité se présente, a expliqué Lecompte. Dans la victoire (35-27) contre McGill, on a réalisé que nous avons du talent en attaque et que nous sommes capables de marquer des points quand on joue ensemble. On doit aussi protéger le ballon, ce que nous n’avons pas fait lors du dernier match contre Laval. »

Deux Américains à Sherbrooke - Une expérience en demi-teinte

Samuel Thomassin, comme ses coéquipiers, ne prévoit pas un match facile contre Sherbrooke.
Photo Jean-François Desgagnés
Samuel Thomassin, comme ses coéquipiers, ne prévoit pas un match facile contre Sherbrooke.

 

Même si l’expérience ne s’est pas conclue de la façon souhaitée, Mathieu Lecompte identifie des points positifs dans la venue à Sherbrooke des receveurs américains Tyree Harris et Jermer Braswell et ne ferme pas la porte à recruter à l’étranger dans le futur.

« Est-ce que ce fut ma meilleure décision ou un bon coup ? Peut-être pas, mais il faut se donner le temps de déterminer si on va retourner dans cette direction ou non, a mentionné l’entraîneur-chef du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke. On parle de deux bons joueurs américains, mais on a réalisé que nous avons de très bons joueurs au Québec qui sont dédiés et fiers de porter les couleurs de leur institution. Si on a des trous dans notre alignement ou des besoins particuliers à combler, on va regarder vers les marchés de l’Ontario, de la France et des États-Unis. »

Meilleure compétition

Parmi les points positifs du passage des Américains en Estrie, Lecompte note une meilleure compétition à l’interne. « Un gars comme Philippe Blackburn n’a jamais travaillé aussi fort, a raconté le pilote des Renards. Il fait de l’extra et met du temps. Dans l’ancien Vert & Or, il aurait eu son poste en raison de son ancienneté, mais la venue des Américains et de receveurs de la trempe de Tomy Duperron et de Béchir Janfaoui a démontré qu’on n’hésitait pas à rentrer des joueurs de talent. Aurait-il travaillé aussi fort sans la présence de ces receveurs de talent ? »

Lecompte voit un autre aspect positif. « En retournant Harris chez lui, on a lancé le message que nous n’étions pas un club social et qu’on n’abandonnerait pas nos valeurs pour le talent. Peu importe d’où tu viens, tu ne resteras pas avec nous si les efforts ne sont pas là. Quant à Braswell après un appel de la dernière chance, il est rentré dans le rang et a survécu deux semaines au départ de son compatriote, mais il a décidé de retourner chez lui pour des raisons familiales. Il est papa d’une petite fille. Les deux trouvaient notre cadre difficile. »

Une attaque terrestre qui a débloqué au bon moment

Samuel Thomassin, comme ses coéquipiers, ne prévoit pas un match facile contre Sherbrooke.
Photo Jean-François Desgagnés
Samuel Thomassin, comme ses coéquipiers, ne prévoit pas un match facile contre Sherbrooke.

 

L’attaque terrestre du Rouge et Or de l’Université Laval tentera-t-elle de profiter du fait que la défensive contre la course du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke pointe au dernier rang du RSEQ ?

Depuis le début de la saison, le Vert & Or accorde en moyenne 172,4 verges par match au sol. L’éclosion du Rouge et Or au sol est justement survenue le 7 octobre à Sherbrooke. Mené par une performance de 180 verges de Christopher Amoah en 21 courses dans une victoire de 46-14, Laval avait complété la journée avec des gains de 322 verges. Le Rouge et Or avait amassé 202 verges contre le Vert & Or en lever de rideau de la saison dans un gain de 40-5.

« On obtient de longs gains depuis le match à Sherbrooke et ça va bien au sol, mais je ne prévois pas un match facile contre le Vert & Or, a souligné le garde étoile Samuel Thomassin. En trois ans à Laval, ce fut toujours des parties physiques et intenses quand on affronte Sherbrooke. Ça frappe quand on les affronte. Ça va être la même chose, samedi. »

Élément déclencheur

Qu’est-ce qui s’est passé pour que l’attaque terrestre sorte de sa coquille ? « On savait que nous n’étions pas loin de notre profit, a illustré Thomassin. Il n’y a pas eu un élément déclencheur qui a fait la différence. La cohésion est meilleure qu’en début de saison. On a continué de faire confiance à Carl (Brennan) qui a formé plus qu’un joueur de ligne offensive avant nous. »

« Contre Concordia la semaine dernière, nous avons démontré que nous avions de la profondeur à la position de porteur de ballon alors que trois jeunes ont connu du succès, de poursuivre Thomassin. Peu importe qui est dans le champ arrière, on sait qu’on peut connaître du succès. »

Profondeur

Malgré les succès des Alexis Côté, Vincent Breton-Robert et Philippe Lessard-Vézina à Concordia, vendredi dernier, le garde de 6 pi 6 po et 313 livres ne cache pas son plaisir de revoir Vincent Alarie-Tardif dans l’alignement. Blessés contre Montréal, Christopher Amoah et Luca Perrier rateront de leur côté un deuxième match.

« Nous avons démontré que nous avions de la profondeur, mais c’est toujours le fun la présence d’un vétéran, a-t-il mentionné. Vincent est un bon chum. Je suis content pour lui qu’il puisse revenir au jeu puisque c’est sa dernière saison. Il a vécu des moments frustrants en ratant quelques parties, mais je lui ai dit qu’on aurait besoin de lui en séries. »