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Dans l’univers planant de Geoffroy

Un Impérial rempli et enthousiaste pour la ­sympathique étoile montante de l’électro-pop

Dans une ambiance feutrée, Geoffroy a ravi le public de l’Impérial Bell, vendredi soir, à Québec.
Photo Cédric Bélanger Dans une ambiance feutrée, Geoffroy a ravi le public de l’Impérial Bell, vendredi soir, à Québec.

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L’engouement pour Geoffroy ne cesse de grandir. C’était plein à craquer, vendredi soir, à l’Impérial Bell, pour entendre l’électro-pop planant de l’artiste montréalais, qui s’avère aussi sympathique qu’efficace sur les planches.

Québec est bonne pour cet ancien participant de La Voix, dont l’album printanier Coastline a été encensé de tous.

Depuis qu’il a joué devant une centaine de personnes « et des gens qui servaient de la bouffe » au District, il y a deux ans, ­Geoffroy Sauvé ne cesse de monter en grade. Un Cercle rempli l’an dernier, une foule compacte à la scène Fibe lors du dernier Festival d’été puis ce public conquis dans un Impérial surchauffé.

« Je sens qu’il se passe de quoi ici », n’a pu que constater ce jeune homme de 29 ans souriant, qui dégage déjà l’aplomb d’un vétéran, casquette à l’envers sur la tête.

Ambiance feutrée

Après avoir tâté du folk à ses débuts, Geoffroy a plongé tête baissée dans un univers électro-pop, dont le matériel est rendu avec précision en concert dans une ambiance feutrée.

Au clavier et à la guitare, dans une pénombre balayée de lumière et secondé par trois musiciens, dont un saxophoniste, le charismatique Geoffroy a surtout misé sur les pièces de Coastline, sans se priver d’un petit détour par son EP Soaked in Gold, demeure de son premier hit You Say.

Son répertoire n’a pas encore la profondeur pour étirer ses performances au-dessus de l’heure et quart, mais personne n’avait envie de s’en plaindre après un rappel bercé par le succès viral et pièce-titre de son album, Sleeping on My Own.

Paupière et Blue Hawaii

Ah, ces ingrates premières parties qui opposent des artistes qui espèrent se faire un nom à un public qui placote, va se chercher un verre et regarde son téléphone en attendant la vedette de la soirée.

C’était un peu ça pour Paupière et Blue Hawaii (rien à voir avec Elvis), deux groupes montréalais ayant en commun d’offrir une musique propice aux pistes de danse.

Les premiers, deux filles et un gars à la dégaine théâtrale, ont balancé une synth-pop sexy, excessivement 80’s, et pas mal du tout finalement.

Même bon feeling pour le duo Blue Hawaii, malgré un rendu scénique plus minimaliste. Leurs rythmes techno dance d’influence européenne, bien soutenus par le chant souple et puissant de Raphaelle Standell-Preston, en ont fait bouger quelques-uns au parterre. Si, si, on vous a vus...