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Mission du Rouge et Or: freiner la course du vert & Or

Laval peaufine sa stratégie la veille de l’affrontement avec Sherbrooke

Le plaqueur du Rouge et Or, Vincent Desjardins, affirme que son équipe doit forcer le plus possible le quart du Vert & Or à faire des passes.
Daniel Mallard Le plaqueur du Rouge et Or, Vincent Desjardins, affirme que son équipe doit forcer le plus possible le quart du Vert & Or à faire des passes.

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Le Rouge et Or de l’Université Laval souhaite forcer le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke à lancer le ballon le plus souvent possible samedi après-midi à l’occasion de la demi-finale provinciale qui se déroulera au PEPS.

« Si on peut arrêter la course et mettre le match entre les mains de leur quart-arrière, nous aurons de bonnes chances de l’emporter, a expliqué le plaqueur étoile Vincent Desjardins. Sherbrooke va vouloir établir la course pour avoir une chance de lancer le ballon avec un quart-arrière moins expérimenté. Ils misent sur une très bonne ligne offensive et leurs succès partent de là. La sélection de deux joueurs (Francis Lapointe et Antoine Demers) de ligne offensive sur l’équipe d’étoiles était pleinement méritée. »

Samuel Maranda Bizeau abonde dans le même sens. « Ça va être un match physique et le Vert & Or va courir beaucoup, a prévu le plaqueur de première année qui effectuera un retour au jeu. Leur succès passe par la course. Ils ont un bon porteur en Gabriel Polan, qui a connu un bon match contre nous en début de saison avec des gains de plus de cent verges. On le respecte. »

Belle chimie

La ligne défensive du Rouge et Or connaît ses meilleurs moments depuis le match retour contre les Redmen de McGill. « Glen (Constantin) nous martèle toujours les mêmes correctifs et ça rapporte, a raconté Desjardins. L’influence de Jim Washburn fait aussi effet. Il est exigeant, mais c’est un très bon entraîneur et sa présence au camp nous aide pendant la saison. Il y a une belle chimie sur la ligne et tout a débloqué contre McGill, et nous avons eu une bonne performance contre Montréal. »

Entraîneur de ligne défensive dans la NFL pendant plusieurs années, ami de Constantin et maintenant à la retraite, Washburn a passé quelques jours au camp du Rouge et Or en août.

Francis Lapointe sait que la ligne offensive du Vert & Or devra être à la hauteur. « Il n’y a pas de stress, mais la ligne offensive doit toujours sortir son meilleur match à vie, a résumé le centre des Renards. Ça va être une bonne confrontation avec le front du Rouge et Or et c’est là que ça va se passer. J’aime affronter le front de Laval parce qu’ils ont de bons joueurs. Vincent Desjardins est excellent à l’intérieur et mon ancien coéquipier Mathieu Betts est tout un joueur. Nous avons fait un excellent travail contre lui en saison. »

« La sélection de deux joueurs de ligne sur l’équipe d’étoiles signifie que nous avons fait un bon travail, ajoute Lapointe. Avec tout ce qui s’est passé cette saison, il s’agit d’une belle marque de respect pour coach Giguère (Rémi). Quatre des cinq partants sur la ligne ne seront pas de retour. »

Jacob-Michaud en poste

Betts et Lapointe ont joué un an ensemble avec les Spartiates du Vieux Montréal en 2014.

À moins d’une surprise, Alexandre Jacob-Michaud sera le quart-arrière partant pour le Vert & Or. Blessé contre McGill le 21 octobre, Xavier Owens n’avait pas encore repris l’entraînement en milieu de semaine.

Journée spéciale pour Maranda-Bizeau

Samuel Maranda-Bizeau a subi une entorse à Sherbrooke il y a quelques semaines.
Samuel Maranda-Bizeau a subi une entorse à Sherbrooke il y a quelques semaines.

 

Remis de sa blessure à un genou qui lui a fait rater deux rencontres, le plaqueur Samuel Maranda-Bizeau vivra son baptême des séries éliminatoires comme partant.

« Je suis vraiment content de revenir au jeu pour les séries, a mentionné le produit du campus Notre-Dame-de-Foy. Les prévisions étaient que je puisse revenir en demi-finale. J’ai été en physiothérapie tous les jours. C’est difficile de regarder les gars des lignes de côtés et de ne pas jouer. Ce fut une motivation de plus pour ma réadaptation. »

S’il n’a subi qu’une entorse, Maranda-Bizeau a eu une bonne frousse lorsqu’il s’est blessé lors du match à Sherbrooke. « J’ai eu pas mal peur, a-t-il souligné. Je pensais que ma blessure était plus sérieuse. Ma résonance magnétique le lendemain a confirmé que mon ligament croisé antérieur n’était pas touché. Je me sens moins rapide en raison de mon orthèse, mais je suis solide sur mes deux jambes et je n’ai pas de crainte. »

« Je suis content de revenir alors que tout se passe bien sur la ligne défensive, poursuit Maranda-Bizeau. On n’aura pas besoin de tout changer et je vais avoir moins de pression. Les séries débutent, mais je dois aborder ce match comme un autre. J’ai joué des gros matchs dans le passé et ça ne me stresse pas. Je me suis blessé contre Sherbrooke et c’est un drôle de hasard de revenir contre eux, mais je n’ai aucune hargne parce que ce ne fut pas un coup salaud, mais une malchance. »

premier départ pour gagné

En remplacement de Daniel Tshiamala qui a raté deux entraînements cette semaine pour des raisons familiales, le secondeur Christophe Gagné obtiendra son premier départ en carrière.

Remis de sa blessure à une épaule, Émile Chênevert retrouvera son poste de partant comme demi de coin. Absent jeudi en raison d’un début de grippe, l’ailier espacé Benoît Gagnon-Brousseau était de retour, hier, et il sera à son poste pour le match.

Une équipe qui n’a rien à perdre

Francis Lapointe
Crédit: Yves Longpré/Vert & Or de l'UdeS
Francis Lapointe

 

Le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke compte pas moins de 18 finissants qui compléteront leur parcours, samedi, ou au plus tard dans les prochaines semaines.

Les finissants veulent prolonger leur carrière. « Il n’y a pas de lendemain et nous allons aborder ce match avec le couteau entre les dents, a illustré le centre étoile Francis Lapointe. Nous n’avons rien à perdre. Je suis nostalgique depuis notre dernier match à domicile où les finissants ont été honorés. Il n’y a pas un matin que je me lève sans y penser. Je veux profiter de chaque moment. Ça passe tellement vite. »

Pour Alexandre Chevrier, il n’était pas question de faire une croix sur sa cinquième saison même si les Roughriders de la Saskatchewan sont revenus à la charge à trois reprises pendant la saison estivale pour lui offrir un poste au sein de l’équipe d’entraînement, proposition qu’il avait déjà déclinée après le camp d’entraînement en juin.

« Ce ne fut pas une décision évidente en raison du prestige des rangs professionnels, mais je ne voulais pas revenir sur ma parole devant mes coéquipiers et mes entraîneurs à qui j’avais dit que je serais de retour pour ma dernière année, a raconté le secondeur. Nous avons raté les séries l’an dernier et je ne voulais pas terminer ma carrière universitaire sur cette note. Même si nous avons eu des hauts et des bas, je ne regrette aucunement ma décision. Mes coéquipiers sont comme des frères. »

Piège

Avec le retour de nombreux vétérans, les attentes envers la défensive sherbrookoise étaient grandes en début de saison et les résultats n’ont pas été à la hauteur. « On s’attendait tous à mieux, mais nous sommes tombés dans le piège, a-t-il expliqué. Les vétérans voulaient tous en faire trop et prendre l’équipe sur leurs épaules au lieu de simplement faire leur 1/12. »

Chevrier est heureux de retrouver le Rouge et Or de l’Université Laval en demi-finale même si le Vert & Or a essuyé deux cinglants revers en saison. « Je suis très, très content d’affronter Laval. C’est un beau défi parce que c’est la meilleure équipe au pays. Pour stopper leur jeu au sol, il faudra se concentrer chacun sur sa tâche parce qu’ils te font payer cher quand tu commets une erreur. Il faut faire confiance au gars à côté de nous. Malgré les creux, les gars sont vraiment soudés. En cinq ans, ce fut l’une des plus belles années à ce niveau. »