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Pictogramme pour améliorer la sécurité des aînés

Un projet pilote est à l’essai dans la région de Québec

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Un projet pilote est à l’essai dans une résidence pour aînés de la Rive-Sud de Québec pour faciliter les interventions lors de situations d’urgence à l’aide de pictogrammes qui décrivent l’état de santé des patients.

Le système de repère visuel Phase SÉCUR a été élaboré par Marc Paradis, un ancien directeur d’une résidence pour personnes âgées de Victoriaville. Une maisonnette noire est apposée près de la porte de chacune des chambres des résidents où un pictogramme de couleur verte, jaune ou rouge est inséré dans le toit afin d’identifier le degré d’autonomie de la personne.

« Ce sont trois couleurs reconnues universellement », indique le Lévisien qui dit avoir « à cœur » la sécurité des personnes âgées. « Le vert est apposé pour une personne autonome, le jaune indique qu’il s’agit d’une personne semi-autonome et qui peut se mouvoir avec un déambulateur ou une marchette, et le rouge, c’est pour les personnes qui ne sont plus capables de se déplacer ou très difficilement », image-t-il.

D’autres pictogrammes sont ajoutés entre les murs de la maisonnette afin d’identifier les conditions particulières que peuvent présenter certains aînés telles que la surdité, la cécité et l’utilisation d’un concentrateur d’oxygène, notamment.

Améliorer les soins et services

Le concepteur, qui aimerait voir le projet faire boule de neige, souhaite ainsi améliorer les soins et services offerts aux aînés en plus d’améliorer la sécurité.

« C’est quelque chose d’important parce qu’en cas d’incendie, c’est un endroit où les pompiers vont mettre plus d’emphase », expose M. Paradis qui fait référence à des tragédies comme celle survenue à L’Isle-Verte. « Quand un pompier arrive à la porte, il sait tout de suite les particularités de la personne, donc ça améliore la performance, la rapidité. Ils perdent moins de temps lors d’interventions où l’on sait que chaque seconde compte », ajoute-t-il.

« C’est aussi pour améliorer les services aux résidents. On sait qu’il y a un bon taux de roulement d’employés [...] et ils ne connaissent pas tous les résidents et leurs particularités, alors quand ils arrivent à la porte de M. Tremblay, ils sont en mesure de voir tout de suite qu’il est sourd et parleront plus fort. »

Une plaquette pour les logements vacants a été pensée de même qu’une pour les soins spécifiques comme lors d’une éclosion de gastro. Le projet pilote a été lancé, jeudi, dans la résidence le Petit domicile à Charny.