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Dominic et Martin: du coq à l’âne

Dominic et Martin
Photo Daniel Mallard Dominic et Martin

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Pour leur cinquième spectacle en 25 ans de carrière, Dominic Sillon et Martin Cloutier sont revenus à la formule de leurs débuts, c’est-à-dire du pur stand-up. Sans décor, sans grande mise en scène ni personnage, ils jouent les observateurs du quotidien. Un spectacle rassembleur, qui porte bien son titre (Juste Dominic et Martin), mais qui nous laisse un peu sur notre faim.

À l’occasion de la première médiatique qui avait lieu à la Salle Albert-Rousseau hier soir, Martin Cloutier a souligné d’entrée de jeu la signification d’être sur scène, à Québec, un lundi soir. « À nos débuts, il y a 25 ans, on venait vous faire rire au Dagobert les lundis soirs », s’est-il rappelé.

Il faut souligner la livraison impeccable des vétérans. Ils se renvoient la balle avec une précision chirurgicale, une aisance acquise au fil du temps. Le ton est toujours juste, la mimique est opportune, la réplique est lancée au bon moment, le rythme est soutenu sans être essoufflant. L’expérience des comparses est très visible.

Beaucoup de sujets

Les sujets abordés sont nombreux, et il ne faut pas manquer une seule ligne, faute de ne plus être capable de situer où on est rendu. Le spectacle n’a pas de fil conducteur, le duo saute du coq à l’âne et il faut dire que la promesse « une ligne, un punch » a été plus ou moins respectée.

Mais Dominic et Martin ont cette habileté de pouvoir parler de cuisine en même temps que de chirurgie esthétique, de handicap en même temps que de danseuses.

Il a d’abord été question de la langue française, où éplucher quelques expressions ou mots bizarres du dictionnaire mettait la table pour n’importe quel sujet. « Ce qui m’énerve, ce sont les “si” avec les “rais” », a lancé Martin Cloutier.

« Je n’ai pas de problème avec ma raie. C’est une des plus belles à l’est de Cornwall ! » de répliquer son acolyte, avant de confondre synonyme et misogyne, faire quelques jeux de mots pour dériver sur « colonoscopie ».

Plus tard, le mot « extrémiste » a permis de surfer sur les religions, l’intolérance au gluten, les pitbulls et les téléviseurs. 

La cuisine et le camping

La cuisine a été omniprésente durant tout le spectacle. Ils ont ridiculisé la manie des chefs de tout réinventer, le « ridicule gastronomique » des verrines, les trop nombreux produits Ricardo, ou la recherche de couteaux « coupants » dans un magasin.

« Mon but, c’est de faire des tranches de concombres, pas de séparer le Québec du Canada ! » a précisé Dominic Sillon.

Après avoir parlé du bonheur « surévalué » d’avoir des enfants, Dominic et Martin se sont aventurés dans le dernier droit sur des sujets déjà très exploités en humour : le végétarisme et le camping. Même si l’originalité n’était pas au rendez-vous, les rires, eux, l’étaient.

Alors que le public semblait s’amuser, le spectacle s’est terminé en nous laissant sur notre faim, après une finale qu’on espérait plus relevée.

Dominic et Martin seront de nouveau en spectacle à la Salle Albert-Rousseau, le 14 décembre 2017 et le 3 février 2018.