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Rouge et Or: Godin ne se laisse pas démonter

L’ailier défensif n’a pas été retenu dans l’équipe d’étoiles

Edward Godin a eu le privilège, samedi dernier, d’entrer sur le terrain en portant de drapeau lavallois.
Photo d'archives Jean-François Desgagnés Edward Godin a eu le privilège, samedi dernier, d’entrer sur le terrain en portant de drapeau lavallois.

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Le vétéran Edward Godin a eu droit à une belle marque d’appréciation de ses coéquipiers avant le match de demi-finale, samedi dernier.

Ignoré deux jours plus tôt lors du dévoilement des équipes d’étoiles, l’ailier défensif du Rouge et Or de l’Université Laval a été le premier à sortir du tunnel brandissant le drapeau de l’institution à bout de bras.

« Ce fut un bel honneur, a confié Godin. Beaucoup de joueurs voulaient que je porte le drapeau ainsi que quelques entraîneurs. Comme un cavalier, j’étais content de mener les troupes au combat. Je n’avais pas besoin de ça pour me motiver parce que j’étais déjà pas mal crinqué. »

Son absence de l’équipe d’étoiles représente-t-elle une motivation additionnelle en séries éliminatoires ? « Ça laisse un goût amer dans la bouche, a reconnu Godin, mais il ne s’agit pas d’une motivation de plus. »

« Seulement un prix »

« L’équipe d’étoiles, c’est seulement un prix, de poursuivre Godin. Que je n’ai pas été choisi ne rabaisse pas mes performances ou ce que je peux apporter à l’équipe. Étoile ou pas, je suis un pilier de l’unité défensive et un joueur qui peut faire la différence. »

Godin a terminé au 2e rang du RSEQ pour les sacs avec quatre derrière son coéquipier Mathieu Betts qui en compte cinq. Il a réussi sept plaqués pour pertes au deuxième échelon du circuit derrière les meneurs qui en comptent 7,5 dont son coéquipier Vincent Desjardins.

Godin s’attend-il à des changements du front offensif des Carabins, lui qui a réussi trois sacs lors du denier duel entre les grands rivaux de l’autoroute 20 le 21 octobre ?

« Je ne prévois pas tant de changements, a-t-il indiqué. À ce stade-ci de l’année, il y a des façons de faire qui sont bien ancrées. »

À l’instar de quelques coéquipiers, Godin disputera son dernier match en carrière sur la surface synthétique du PEPS, lui qui complète sa cinquième année d’éligibilité.

« Ça va être un jour émotif de disputer mon dernier match ici, a-t-il exprimé. J’espère que ça va être des émotions plaisantes que je vais vivre. Ce sont les séries éliminatoires et on doit y aller le tout pour le tout. »

Joueur de la semaine au pays

Auteur de 7,5 plaqués, un sommet chez le Rouge et Or, dans la victoire contre Sherbrooke en demi-finale en plus de provoquer un échappée au deuxième quart qui a mené à un touché de Hugo Richard quelques jeux plus tard, le secondeur de première année Kean Harelimana a été choisi joueur défensif de la semaine au Canada.

« En recrutant Kean, on savait qu’il était excellent et il est de plus en plus à l’aise, a mentionné le coordonnateur défensif Marc Fortier. Il peut jouer sur tous les essais. Il commet encore des erreurs de recrue, mais on vit bien avec ça. Il corrige un fois son erreur et ne la répète pas. »

Harelimana sera officiellement couronné recrue par excellence du RSEQ, demain, lors de la remise des prix majeurs.

« Nous sommes prêts à tout »

Après avoir égalé un record de USports et une marque d’équipe avec quatre interceptions lors du dernier duel face aux Bleus dans un gain de 22-0, Gabriel Ouellet peut-il répéter le même genre de performance, samedi, à l’occasion de la Coupe Dunsmore ?

« J’aimerais répéter ce match de rêve, mais je sais que les Carabins reviendront avec beaucoup de hargne et d’acharnement, a prévenu le demi défensif du Rouge et Or de l’Université Laval. Ils ne se laissent pas piler sur les pieds et ils vont revenir en force. Il n’y a aucune chance qu’on les prenne à la légère ou qu’on soit trop confiants. »

Le Rouge et Or peut-il réitérer une performance défensive aussi solide ? Laval n’avait cédé que 241 verges totales et réussi six interceptions et cinq sacs.

« Si on l’a fait une fois, on est capable de le refaire, a affirmé le produit des Élans de Garneau. Je ne sais pas si les Carabins vont apporter beaucoup de changements, mais nous sommes prêts à tout. On est capable de rivaliser si on joue de la bonne façon. »

Opportunisme

Contrairement aux deux saisons précédentes où les interceptions se faisaient rares, le Rouge et Or est le meneur au Québec avec 14 larcins. Ouellet domine le RSEQ avec cinq interceptions.

« C’est difficile à expliquer pourquoi on a réussi autant d’interceptions comparativement aux années précédentes, a souligné Ouellet. Un bon facteur est toutefois la pression que réussit à exercer notre ligne défensive. Les quarts-arrières adverses forcent leurs trucs. On fait également preuve d’opportunisme. Dans un match serré comme la Coupe Dunsmore où le positionnement de terrain est très important, les revirements et les unités spéciales font souvent la différence. »

Laval a terminé la saison avec un différentiel de plus 17 dans la colonne des revirements, a provoqué 23 revirements et en a commis six.

Ouellet et Adam Auclair ont inversé de position cette année et les résultats sont éloquents. « Adam connaît une très bonne saison et nous formons une bonne combinaison. Nous sommes tous les deux polyvalents. »

La leçon du 21 octobre

Gustave Sylvestre estime que la défaite du 21 octobre a ramené les Carabins sur terre.
Photo d’archives, AGENCE QMI
Gustave Sylvestre estime que la défaite du 21 octobre a ramené les Carabins sur terre.

 

Gustave Sylvestre estime que la défaite sans équivoque des Carabins de l’Université de Montréal de 22-0 fut une bonne chose.

« Nous étions sur un petit nuage et ce fut un retour sur terre, a illustré le bloqueur étoile des Bleus au sujet de la défaite du 21 octobre face au Rouge et Or de l’Université Laval. Ce fut un réveil et on s’est regroupé après ce match. Les entraîneurs et les joueurs, on avait tous une partie du blâme. Tant la préparation que les plans de match n’étaient pas adéquats. On doit éviter les interceptions, être plus concentrés sur le terrain et à l’extérieur et mieux se préparer. »

Retour au travail

La ligne offensive a connu une journée difficile. Le Rouge et Or a réussi cinq sacs et a exercé de la pression sur le quart-arrière Samuel Caron pendant tout le match. « L’offensive au complet ne s’est pas présentée, a résumé le gaillard de 6 pi 4 po et 274 livres. On ne s’est pas bien ajustés à la demie. Nous sommes très talentueux, mais on s’est assis sur notre talent. Cette défaite a démontré que nous n’étions pas infaillibles et nous sommes retournés au travail. »

La ligne offensive a-t-elle accordé une trop grande surveillance à Mathieu Betts dans son plan de match et délaissé les autres joueurs de ligne défensive ? Edward Godin a notamment réussi trois sacs.

« On a perdu nos un contre un et on ne s’est pas présentés, ce qui explique nos ennuis et non pas parce qu’on a mis trop d’importance sur Mathieu. On met du temps sur Mathieu parce que c’est un des meilleurs pour mettre de la pression sur le quart-arrière dans notre Conférence, mais tous leurs autres joueurs de ligne sont bons. On n’a pas tenté d’en faire trop parce que Mathieu est un joueur dominant. Tu t’alignes comme s’il s’agissait de n’importe lequel joueur. Tu ne peux pas avoir peur sinon ça va mal aller. »

Sylvestre estime essentiel que les Carabins soient en mesure de connaître du succès au sol. « Courir est l’une des choses les plus importantes qu’on doit être en mesure de faire, a affirmé l’ancien des Spartiates du Vieux Montréal et des Phénix d’André-Grasset. C’est une fierté pour les joueurs de ligne offensive d’être capable de courir. Dans du football à trois essais, c’est plus facile de passer, mais tu dois être capable de courir en premier essai et dix parce que ça ouvre des corridors de passe. »