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Rouge et Or | Carabins: un plus grand rôle pour le gros match

Le demi inséré du Rouge et Or, monté en grade cette année, est confiant pour samedi

Etienne Moisan
Photo Jean-François Desgagnés Étienne Moisan participera à sa quatrième Coupe Dunsmore, samedi.

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À sa quatrième participation à la Coupe Dunsmore, Étienne Moisan campera un rôle fort différent des trois précédentes, samedi, quand le Rouge et Or de l’Université Laval et les Carabins de l’Université de Montréal tenteront de mettre la main sur leur billet donnant accès au carré d’as.

Utilisé uniquement sur les unités spéciales dans le passé lors des finales provinciales, le demi inséré du Rouge et Or a été promu cette année après le départ de Félix Faubert-Lussier vers les rangs professionnels et de bonnes performances au camp de printemps en Floride et au camp d’entraînement en août.

« J’ai un plus grand rôle cette année, autant en offensive que sur les unités spéciales, a-t-il souligné. C’est bien plus excitant que par le passé, mais ce n’est pas plus stressant. Je suis prêt pour le match et mon rôle sera le même que depuis le premier match de la saison. »

Auteur de 27 réceptions et 3 touchés pour 385 verges au cours de la saison régulière, Moisan est confiant à l’aube de ce troisième duel entre les Rouges et les Bleus.

« Je suis très confiant en prévision du match de samedi, a-t-il affirmé. Pour les avoir affrontés trois fois par année depuis quatre ans, on les connaît en masse. On va conserver le même plan en offensive en misant sur ce qu’on fait bien. On devra gagner nos petites batailles. Malgré le froid, on ne prévoit pas de mauvaises conditions et on sera capables de lever la balle. »

Le héros Breton-Robert

Héros de la dernière Coupe Dunsmore à seulement son cinquième départ en carrière, Jonathan Breton-Robert est maintenant un rouage essentiel dans l’offensive lavalloise.

« Je souhaite être impliqué le plus possible, a souligné le demi inséré de deuxième année. Je suis content que les entraîneurs aient assez confiance en moi pour m’utiliser à toutes les sauces. J’aime être utilisé dans différentes facettes. »

La fierté de Saint-Anselme avait capté 10 passes pour 161 verges et un majeur dans la victoire in extremis de 20-17 du Rouge et Or en plus de lancer une passe de touché à Hugo Richard dans les dernières secondes pour semer l’hystérie dans son camp.

Souhaite-t-il jouer les héros de nouveau et prévoit-il une surveillance accrue des Bleus ?

« Tant mieux si je connais un bon match, mais le but ultime est de gagner, a résumé l’auteur de 47 réceptions, un sommet dans le RSEQ, pour 510 verges et un touché cette année. Je ne connais pas les intentions des Carabins, mais nous avons un bon groupe de receveurs et les autres vont en profiter si je suis surveillé de plus près. Je suis content de ma performance de l’an dernier, mais c’est une nouvelle saison et tout est à recommencer. Je vais être moins nerveux que l’an dernier. »

Seule déception, Breton-Robert ne foulera pas le terrain en compagnie de son frère jumeau Vincent puisque le porteur de ballon s’est blessé à une cheville contre Sherbrooke, samedi dernier.

« J’étais content pour lui qu’il obtienne enfin sa chance à Concordia. »

Les unités spéciales auront un rôle crucial dans cette rencontre

Dans un match entre deux formations de calibre similaire qui misent sur de très bonnes défensives, les unités spéciales jouent habituellement un rôle prépondérant, plus encore au mois de novembre, quand Dame Nature fait des siennes.

À l’aube du duel au sommet entre les rivaux de l’autoroute 20, Mathieu Bertrand est confiant.

« J’ai de bons soldats sous la main, a illustré le coordonnateur des unités spéciales du Rouge et Or. J’ai un bon groupe de jeunes qui donne l’effort maximum et qui y croit. Nos deux botteurs font un bon travail et on réussit une excellente couverture sur les retours. Comme toutes les parties, on veut dominer sur les unités spéciales. Ce n’est pas différent parce qu’on dispute la Coupe Dunsmore. »

Lors du premier match de la saison entre les deux équipes au CEPSUM, en septembre, le botteur de dégagement Félix Ménard-Brière avait refoulé le Rouge et Or profondément dans son territoire à quelques reprises en deuxième demie pour compliquer sérieusement la tâche de l’offensive.

« C’est de bon augure »

« C’est un bon botteur qu’on respecte beaucoup et qui est capable de faire la différence, poursuit l’ancien centre arrière des Eskimos d’Edmonton. Il n’a pas été choisi joueur par excellence sur les unités spéciales de notre Conférence par hasard. Duf (Antony Dufour) fait un bon travail comme retourneur. Il s’assure que le ballon ne touche pas le sol. »

Utilisé sur l’unité de retour de dégagement depuis ses débuts universitaires, Étienne Moisan croit lui aussi que les unités spéciales auront un rôle crucial à jouer.

« Les positions de terrain seront très importantes, a souligné le vétéran demi inséré. Notre unité de retour de dégagement est excellente et nous avons le meilleur retourneur du circuit en Antony Dufour. »

Informé par un de ses collègues des déclarations de Khalil Ker qui déclarait, hier, à un de nos confrères de QMI, vouloir réussir un touché sur un retour de dégagement afin de clouer le bec des joueurs du Rouge et Or et de leurs partisans, Bertrand ne s’en offusque pas.

« C’est de bon augure, a-t-il souligné. Il a confiance en ses moyens et il veut bien faire. C’est correct. Ça nous motive encore un peu plus, mais nous n’avons pas besoin d’éléments extérieurs pour nous motiver. En 30 ans de football, je ne me suis jamais laissé affecter par des déclarations. »

Kerr a été choisi joueur par excellence sur les unités spéciales du RSEQ lors des deux dernières semaines.

Il a notamment réussi un touché sur un retour de dégagement lors du dernier match de la saison régulière dans une victoire face aux Redmen de McGill.

Une nouvelle stratégie pour éviter une autre « mauvaise journée »

Le pivot des Carabins, Samuel Caron, assure que la défaite 22 à 0 contre le Rouge et Or ne l’a pas traumatisé et que la formation de l’Université de Montréal a fait le travail nécessaire pour ne plus revivre pareille mauvaise expérience.
JOEL LEMAY/AGENCE QMI
Le pivot des Carabins, Samuel Caron, assure que la défaite 22 à 0 contre le Rouge et Or ne l’a pas traumatisé et que la formation de l’Université de Montréal a fait le travail nécessaire pour ne plus revivre pareille mauvaise expérience.

Samuel Caron assure qu’il n’a pas gardé de séquelles de son dernier passage au PEPS, où il a été victime de quatre interceptions et n’a complété que 11 de ses 23 passes pour 130 verges.

« Ce fut une mauvaise journée pour toute l’offensive, a rappelé le pivot des Carabins de l’Université de Montréal au sujet de la défaite de 22-0. Laval avait profité d’une semaine de congé pour se préparer et avait très bien joué. L’équipe avait apporté quelques changements qui nous ont un peu surpris. J’espère qu’un tel match ne se reproduira pas. Après ce match, on a pris le temps de se parler. Ce fut une mauvaise journée et on s’est relevés de ça. »

« Lancer quatre interceptions ne m’est pas arrivé souvent, mais je n’ai pas gardé de séquelles, poursuit le quart-arrière de 5e année qui avait cédé son poste à la recrue Dimitri Morand au quatrième quart. Les chances de gagner la Coupe Dunsmore sont de 50-50. La clé sera d’éviter les revirements. Nous avons gagné la Coupe Dunsmore par le passé en commettant moins de revirements que l’adversaire. »

Danny Maciocia partage le point de vue de son pivot.

« Il est très confiant et agit bien à l’entraînement, a mentionné l’entraîneur-chef des Bleus. Je suis convaincu qu’il va jouer comme il est capable de le faire. Comme Hugo Richard du côté du Rouge et Or, Samuel n’a pas à gagner le match à lui seul. Ce sont les 47 autres joueurs qui vont faire la différence. »

Lui faciliter le travail

Maciocia a aussi pris les moyens pour faciliter le travail de Caron.

« Après le match contre Laval, nous avons fait une étude pour identifier les tracés où Sam était l’aise, a-t-il expliqué. Certains avaient un taux de succès de 75, 80 % et on les a gardés. Pour ceux qui avaient un pourcentage plus faible, on les a éliminés. On a réduit un peu notre livre de jeux. »

« En agissant ainsi, on espère que l’offensive demeurera sur le terrain plus longtemps et obtiendra des premiers essais, poursuit le pilote des Bleus. Ça ne donne rien de conserver des concepts dans lesquels Sam n’est pas tout à fait à l’aise. On a changé notre approche. »

Produire en premier essai

En plus des revirements, un autre point est essentiel aux yeux de Maciocia.

« La clé est qu’on doit vraiment, vraiment produire en situation de premier essai, a-t-il souligné. On doit éliminer le nombre d’occasions de deuxième et long parce que leur ligne défensive va se rendre au quart-arrière et on va se compliquer la vie. Dans la défaite à Québec, tout comme la demi-finale contre Sherbrooke, Laval a placé continuellement les offensives en deuxième et long, ce qui explique en partie ses succès. On doit être capables de courir, mais aussi d’effectuer des passes courtes pour se retrouver dans de bonnes situations en deuxième essai. »