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Barriault et Gavrilovic ont hâte d’en découdre

Les deux combattants en arts martiaux mixtes prêts pour le Centre Bell, le 8 décembre

Strahinja Gavrilovic et Marc-André Barriault ont promis une lutte acharnée en demi-finale de l’événement TKO du 8 décembre, au Centre Bell. L’organisation souhaite se produire au Centre Vidéotron en février.
Photo Stéphane Cadorette Strahinja Gavrilovic et Marc-André Barriault ont promis une lutte acharnée en demi-finale de l’événement TKO du 8 décembre, au Centre Bell. L’organisation souhaite se produire au Centre Vidéotron en février.

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Le grand retour de TKO au Centre Bell le 8 décembre promet quelques flammèches, notamment lors du combat de championnat chez les 185 lb. D’un côté, Marc-André Barriault promet «que ce sera fini en deux rounds, point final». De l’autre, Strahinja Gavrilovic prévient son rival de Québec qu’il va le «décapiter». Cœurs sensibles, s’abstenir...

L’organisation d’arts martiaux mixtes entend célébrer en grande pompe son retour dans l’épicentre de Montréal, après une absence de huit ans. Les cinq galas tenus depuis la résurrection de la promotion en novembre 2016 ont affiché complet et la demande croissante a poussé TKO à réserver le Centre Bell.

Pour l’occasion, une carte de 13 combats, dont cinq championnats, sera présentée. L’organisation espère toujours en venir à une entente pour présenter une autre soirée coup de poing au Centre Vidéotron. Tel qu’indiqué dans le Journal jeudi, la date du 23 février est celle qui est privilégiée. TKO est en quelque sorte l’antichambre canadienne qui a permis de lancer la carrière de quelques combattants québécois de renom comme Georges St-Pierre et Patrick Côté.

Guerre de mots

En attendant, les pugilistes de l’octogone ne manquent certainement pas d’adrénaline. Présents à Québec vendredi matin pour mousser l’événement du 8 décembre, le représentant de Québec Marc-André Barriault (8-1) et le Québécois d’origine serbe Strahinja Gavrilovic n’ont pas manqué de s’échanger quelques mots tendres à l’approche de leur combat revanche. Barraiult l’avait emporté par décision partagée le 15 octobre 2016. Depuis, il a remporté ses trois combats, tandis que

Gavrilovic a subi une défaite, avant de gagner les deux suivants.

«Je suis allé jouer avec les grands garçons dernièrement. Toi, de ton côté, quand tu l’as fait, ça n’a pas bien été», a lancé Barriault.

«Je m’attends au meilleur de lui-même et c’est pour cette raison qu’après ce combat, nous serons tous les deux gagnants. Sauf que le champion, ce sera moi. Tu es un personnage, c’est tout ce que tu es. Moi, je préfère être humble et donner une bonne image de mon sport», a-t-il poursuivi.

Une «boîte de douleur»

Il faut dire que Gavrilovic, qui n’a pas la langue dans sa poche, avait pris soin de le narguer en invitant son jeune bambin à dire à son adversaire que «Papa est le numéro un. Le numéro deux, c’est Barriault!», afin de mettre un brin de Vaudeville dans la conférence de presse.

Mais au-delà de ce clin d’œil amical du garçon, les esprits se sont vite échauffés.

Après que Barriault ait promis une fin expéditive au deuxième round, Gavrilovic ne s’est pas gêné pour sonner une réplique acerbe, entrecoupée du chapelet d’usage.

«Chaque combat est personnel. Il rentre dans la cage pour me détruire, mais moi, je veux le décapiter. Je veux le scalper», s’est-il prononcé avant de s’adresser à son opposant directement.

«Je vais te laisser un ost... de souvenir. Tu le verras chaque jour de ta vie en te regardant dans le miroir après le combat. Ma seule prédiction, c’est que je vais déballer une grosse boîte de douleur et que je pars avec la ceinture», a-t-il promis.
Barriault, tel qu’indiqué dans nos pages cette semaine, est actuellement sous la loupe de l’UFC.

Carte relevée

Après Barriault et Gavrilovic en demi-finale chez les moyens, c’est Charles Jourdain (5-0) qui fera les frais de la finale dans le cadre du championnat des 145 livres, contre T.J. Laramie.

Derek Gauthier (8-7) disputera quant à lui le championnat des 155 lb à Jesse Ronson (18-8), tandis que la couronne des 265 lb sera débattue entre Bakary Sakho (1-0) et Adam Dyczka (6-0).

«On amène nos meilleurs athlètes dans la cage, avec les combats que les gens veulent voir. Ce n’est pas comme à la boxe où les promoteurs montent des fiches pour leurs boxeurs. Personne dans notre sport reste invaincu», a mentionné le promoteur Stéphane Patry.