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Bouée de sauvetage pour les radios

Les animateurs utilisent souvent le contenu du Journal de Québec pour préparer leurs émissions

L’animateur Yannick Marceau de CHOI Radio X utilise Le Journal de Québec pour préparer son émission qu’il anime seul. Malgré les changements technologiques, la version papier n’est pas disparue des stations.
Photo Jean-Francois Racine L’animateur Yannick Marceau de CHOI Radio X utilise Le Journal de Québec pour préparer son émission qu’il anime seul. Malgré les changements technologiques, la version papier n’est pas disparue des stations.

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Le Journal de Québec a longtemps été, et est parfois encore, la bouée de sauvetage des radios privées de Québec.

Depuis 50 ans, les stations de radio utilisent plusieurs sources comme votre quotidien pour préparer leurs émissions, discuter d’une nouvelle inédite ou s’inspirer d’un sujet en particulier.

La plateforme numérique a modifié les habitudes en facilitant le travail des recherchistes, mais des copies papier du Journal se retrouvent dans toutes les stations ou presque. Plusieurs antennes se débrouillent aussi avec un personnel très réduit sur le terrain.

« Je suis arrivé à Québec comme un touriste il y a 20 ans. Je devais faire les nouvelles pour toutes les émissions de Radio X. Évidemment, autant pour me retrouver physiquement dans la ville que pour me retrouver dans la politique et les enjeux, Le Journal était un outil indispensable. Et à trois heures du matin, cinq jours par semaine, avant internet, c’était la référence. Ça demeure toujours un baromètre essentiel pour suivre le “beat” unique et endiablé de Québec », affirme Denis Gravel, animateur à CHOI-FM depuis 1997.

 Denis Gravel de CHOI
Photo Pascal Huot
Denis Gravel de CHOI

Un incontournable

Son ancien collègue, désormais au micro d’Énergie 98,9, parle d’un outil incontournable.

« Le Journal de Québec et la radio, c’est comme un très vieux couple. Les deux sont inséparables. Les animateurs ne l’avoueront pas tous, mais c’est en lisant l’édition papier du matin que la préparation des émissions débute », explique Jérôme Landry, qui a commencé sa carrière à TQS.

Jérome Landry d’Énergie a aussi recours à votre quotidien pour suivre l’actualité.
Photo Didier Debusschère
Jérome Landry d’Énergie a aussi recours à votre quotidien pour suivre l’actualité.

« Les sujets à la une du Journal sont souvent les sujets qui nous font le plus jaser. Et la version internet nous aide à suivre les développements dans l’actualité, surtout pour des émissions de fin d’après-midi comme la mienne », ajoute-t-il.

De son côté, l’animateur Yannick Marceau précise qu’il préfère les outils les plus rapides à consulter puisqu’il anime en solitaire, tard le soir, à Radio X.

Outils efficaces

« Animer une ligne ouverte le soir est de loin le plus beau métier du monde. Il serait moins facile de faire mon travail sans des outils efficaces. Le Journal de Québec se démarque par son originalité et sa rapidité qui me permet de ne pas perdre de temps lorsque je suis en ondes », mentionne cet ancien camelot.

Ailleurs, au FM93, la situation diffère quelque peu puisque l’entreprise a décidé de réinvestir davantage en information avec Cogeco Nouvelles.

Selon Denis Langlois, aujourd’hui directeur de l’information pour BLVD et WKND, les salles des nouvelles radio ont longtemps été à la remorque des journaux, surtout il y a une vingtaine d’années.

« Les radios vivaient à l’époque des difficultés financières. Les salles se vidaient et les journalistes perdaient leurs emplois. Les temps ont changé avec l’arrivée des médias sociaux, mais les journaux sont encore une source d’inspiration pour les radios. »