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Coupe Dunsmore: «On ne doit pas vivre dans le passé »

L’entraîneur de Laval est satisfait de sa formation alors que le Rouge et Or dispute samedi la Coupe Dunsmore face aux Carabins

Quebec
Photo Stevens LeBlanc L’entraîneur des Carabins, Danny Maciocia (à gauche) et celui du Rouge et Or, Glen Constantin (à droite), ont confiance dans la qualité de leur formation respective à quelques heures de la Coupe Dunsmore.

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Glen Constantin estime que le Rouge et Or de l’Université Laval ne doit pas vivre dans le passé à l’aube de disputer la Coupe Dunsmore à ses grands rivaux des Carabins de l’Université de Montréal pour une cinquième année consécutive.

« Dès notre retour au travail, lundi, j’ai dit aux gars d’oublier la victoire de 22-0 contre Montréal, a mentionné l’entraîneur-chef du Rouge et Or. On ne doit pas vivre dans le passé. On doit être les meilleurs pendant trois heures et gagner le plus des 135 petites batailles. On a vécu plusieurs expériences au fil des ans, ce qui démontre que peu importe le résultat d’un match en saison régulière, ça ne veut plus rien dire en séries. En 2003, on avait battu Saint Mary’s 59-8 pendant l’année avant de les retrouver à la Coupe Vanier. Nous avions gagné par la marque de 14-7. Il y a plusieurs exemples de ce genre. »

« Je suis satisfait où l’on est actuellement comme équipe, ajoute Constantin. L’équipe est confiante et prête. Depuis notre victoire difficile contre Concordia au PEPS, les gars ont un bon focus et beaucoup d’énergie. »

Amour

Danny Maciocia aime aussi ce qu’il voit de sa troupe.

« On a eu une bonne semaine de préparation, a indiqué le pilote des Bleus. Les gars sont calmes et ils réalisent qu’une belle opportunité se présente à eux. Ils ont hâte. Peu importe l’enjeu, nous avons gardé la routine qui nous a permis d’être ici. Si le ton est différent, les gars vont voir que tu n’abordes pas le match de la même façon. »

« Je crois en nos joueurs et je leur montre de l’amour, poursuit Maciocia. Un match comme le dernier contre Laval peut arriver à n’importe qui. Encore une fois, ce sont 10-12 jeux qui vont faire la différence. »

Le Rouge et Or jouit-il d’un avantage en se produisant à la maison ?

« J’aurais dit oui avant 2014, a souligné Maciocia, mais l’équipe visiteuse a remporté la Coupe Dunsmore lors des trois dernières années, a rappelé le pilote des Bleus. Nous sommes à l’aise à Québec et c’est la même chose pour le Rouge et Or au CEPSUM. Nous sommes deux formations confiantes construites pour gagner dans des environnements hostiles. »

Une statistique attire l’attention de Maciocia.

« Lors du premier match de la saison contre Laval, ils ont commencé leurs séries en moyenne de leur ligne de 27 verges, a-t-il souligné, comparativement à la ligne de 40 lors de la deuxième rencontre. Ça enlève un stress à l’offensive et te permet d’essayer certaines choses. On ne pourra pas commettre cinq ou six revirements et penser pouvoir battre Laval. »

ADN

Constantin prévoit-il bien des changements des Carabins ?

« L’ADN d’une équipe ne change pas, a-t-il mentionné. Les Carabins conserveront 80 % de ce qu’ils ont fait la dernière fois. C’est ça qu’on défend et non des fantômes. Je prévois un duel serré. Il faudra limiter les erreurs et ne pas commettre de revirements. »

Alors que du côté des Carabins, Maciocia n’a pas voulu confirmer si certains joueurs allaient effectuer un retour au jeu, le demi défensif Louis-Philippe Saint-Amant sera de retour comme partant chez le Rouge et Or. Ennuyé par une blessure à un ischiojambier, Nicolas Viens a repris l’entraînement, jeudi, et il sera en uniforme. Il évoluera dans les formations à sept demis défensifs, rôle qu’il occupait l’an dernier.

Les Carabins arrivent «le couteau entre les dents»

L’an dernier, c’est Hugo Richard qui avait offert la victoire à Laval face aux Bleus.
PHOTO JOEL LEMAY
L’an dernier, c’est Hugo Richard qui avait offert la victoire à Laval face aux Bleus.

 

Adam Auclair s’attend à ce que les Carabins se pointent au PEPS gonflés à bloc.

« Ils vont arriver le couteau entre les dents, a illustré le secondeur hybride du Rouge et Or de l’Université Laval. Ils vont vouloir venger leur échec de 22-0. Ils vont apporter certains changements, d’après moi, mais on devra conserver la même recette. »

« On ne réussira pas autant de gros jeux que lors du dernier match avec six interceptions et cinq sacs, mais on doit conserver des couvertures très serrées pour limiter les dégâts parce qu’ils misent sur de très bons receveurs, de poursuivre Auclair. Guillaume Paquet est très explosif. On n’a pas de plan spécial pour lui, mais on sait où il est sur le terrain à chaque jeu. On l’a toujours à l’œil. »

Paquet, ce poison

Véritable poison face au Rouge et Or, Paquet avait été réduit au silence lors du dernier duel avec une réception pour 6 verges. Il avait quitté la rencontre en raison d’une blessure. L’attaque aérienne avait été limitée à 221 verges comparativement à près de 400 lors du duel initial.

Si la tertiaire avait été intraitable, la ligne défensive avait elle aussi connu un fort match.

« L’objectif n’est jamais de comparer ou de répéter ce qu’on a fait lors du dernier match, a prévenu l’ailier défensif Mathieu Betts. On peut construire là-dessus et avoir confiance qu’on peut faire de belles choses, mais ça va être différent d’il y a trois semaines. »

Betts prévoit-il que les Carabins utiliseront plus de joueurs en protection de passe ?

« Il y a une limite à combien de joueurs tu peux mettre en protection. Lors du dernier match, ils protégeaient plus souvent à six, alors qu’ils utilisaient sept joueurs dans le passé. S’ils sont plus nombreux en protection, il va y avoir moins de receveurs à couvrir et ça va être plus facile pour nos demis défensifs. Peu importe le nombre, il faut se rendre au quart-arrière. »

Patience

Hugo Richard estime que le Rouge et Or doit connaître un bon départ, mais qu’il devra prendre son mal en patience si les succès ne sont pas au rendez-vous en partant.

« Les Carabins ont de bons joueurs et on doit s’attendre à ce qu’ils réussissent de bons jeux, a souligné le quart-arrière de 4e année. Il ne faudra pas être consternés s’ils font des jeux. Les opportunités vont venir et il faudra rester concentrés sur le prochain jeu. L’expérience de l’an dernier va aider. »

À sa première Coupe Dunsmore, Kean Harelima a hâte de fouler le terrain.

« Je suis très excité, a précisé le secondeur recrue. Ce fut une longue semaine et beaucoup de demandes médiatiques en raison de la présence de mon frère Brian qui joue pour les Carabins. On veut les arrêter au sol afin de les forcer à ouvrir leur cahier de jeux. »