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Pour un nouveau crédit d’impôt plus inclusif

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Des voix du Québec inc. s’élèvent pour demander des changements au crédit d’impôt multimédia pour arrêter de se faire damer le pion par des entreprises étrangères capables d’offrir un meilleur salaire grâce à lui. Le PDG de Stingray, Éric Boyko, est l’un de ceux-là.

« C’est vite devenu un débat contre Ubisoft et les jeux vidéo, mais ce n’est pas ça. Regardez la sortie d’Yvon Charest, PDG d’Industrielle Alliance. Toute entreprise, qu’elle soit dans les assurances ou même le manufacturier, doit pouvoir se battre à armes égales pour passer au numérique », lance Éric Boyko au Journal.

Numérique

M. Boyko dit n’avoir rien contre l’industrie du jeu vidéo. Il propose que Québec se dote d’un crédit d’impôt sur la main d’œuvre en technologie qui aiderait toutes nos entreprises à prendre le virage technologique, du détail... jusqu’à l’agriculture.

Patrick D’Astous, président d’Astous Groupe Conseil, spécialisé dans les crédits d’impôt et ce type de financement, comprend la position du PDG de Stingray.

« Le problème avec une entreprise comme Stingray, c’est qu’il se retrouve dans le milieu. Il n’a pas droit au crédit d’impôt de 30 % de Québec pour le multimédia ni à celui des affaires électroniques de 30 % aussi », résume-t-il.

Québec ouvert

La ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique, Dominique Anglade, a ouvert la porte à une modification du crédit d’impôt, tout en défendant le crédit actuel qui a porté ses fruits, selon elle.

« Ça a créé un écosystème important, il y a des milliers d’emplois qui ont été créés grâce à ça. [...] Est-ce que ça veut dire qu’il ne faut pas [re]considérer, à l’avenir ? Je ne dis pas qu’il n’y a pas de réflexion à faire », a-t-elle dit dimanche.

—Avec la collaboration de Philippe Orfali