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Victoire de Beterbiev: et de trois pour Ramsay

Victoire de Beterbiev: et de trois pour Ramsay
Photo d'archives, Martin Chevalier

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Avec la conquête d’Artur Beterbiev, Marc Ramsay s’est approché d’un record de la boxe québécoise.

Beterbiev est le troisième boxeur de l’entraîneur à avoir remporté un titre mondial après Jean Pascal (2009) et David Lemieux (2015). C’est un de moins que Stéphan Larouche alors qu’il avait été l’entraîneur-chef de Lucian Bute, Éric Lucas, Steve Molitor et Leonard Dorin lors de la soirée où ils ont atteint le plus haut niveau de la boxe.

Par contre, Ramsay pourrait égaler sa marque dès le mois prochain alors que Lemieux tentera de reconquérir une couronne mondiale. Et il ne faut pas oublier Eleider Alvarez qui pourrait se battre dans un combat de championnat dans un avenir plus ou moins rapproché.

« Comme entraîneur, on ne se tanne pas d’avoir des champions, a souligné le Trifluvien à sa sortie du Save Mart Center. Ça prouve que l’énergie et le travail qu’on met servent à quelque chose.

« Ce dont je suis très fier, c’est qu’Artur est devenu champion du monde en seulement 12 combats. Très peu de boxeurs dans l’histoire ont été en mesure de réaliser un tel exploit. »

Ramsay en passe des heures au gymnase en compagnie de ses boxeurs afin qu’ils soient le mieux préparés possible lorsqu’ils montent dans le ring. Ce fut le cas avec le nouveau champion IBF des mi-lourds, et on voit le résultat.

Une question de patience

Pour ce qui est du combat contre Koelling, Ramsay s’est dit satisfait de la prestation de son protégé.

« On savait que tout le monde s’attendait à ce qu’Artur l’emporte en trois rounds, mais on affrontait un adversaire avec une super défense, a-t-il analysé. On ne voulait pas qu’il perde de l’énergie à tapocher dans les gants de l’autre.

« Tôt ou tard, on savait qu’on aurait l’opportunité pour l’arrêter. Mon homme a été patient. »

Entre le 11e et 12e round, Ramsay a livré un message spécial à Beterbiev.

« Je lui ai dit de finir le combat en champion et de mettre le paquet, a expliqué l’entraîneur. Je savais qu’il avait l’énergie pour le faire et il me le prouve régulièrement au gymnase. »

La souffrance de Koelling

Dans les minutes suivant la fin du combat, Koelling s’est adressé à quelques membres du clan Beterbiev.

« Il a dit qu’il a souffert beaucoup même quand Artur lui frappait dans les gants, a indiqué Ramsay. Que ce soit chez les amateurs ou les professionnels, il n’était jamais allé au plancher. C’est pour démontrer à quel point c’est un dur.

« Il nous a offert de venir faire des séances d’entraînement à Montréal si on avait besoin de ses services. Bien sûr, il faudrait que son profil réponde à nos critères. »