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Justin aime le poulet frit

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Une fois de plus, notre bon et beau premier ministre a déclenché les passions lors de son passage aux Philippines.

Sous les Ah ! et les Oh ! de la foule en délire, la rock star est débarquée, suave comme toujours, dans un restaurant Jollibee, véritable mecque du fastfood en Asie. Muni de son sourire Colgate, dégainant le selfie plus vite que son ombre, il commanda du poulet frit pour emporter.

Ce qui est merveilleux, c’est qu’on tente presque de nous faire avaler qu’il s’agissait d’un geste spontané et pur. Mais « Toute est dans toute », comme on dit.

Des votes

Sachez que Justin Trudeau avait fait le même petit manège dans le tout premier Jollibee à voir le jour au Canada, au mois de janvier dernier. Pourquoi ? Parce que la communauté philippine y est présente en grand nombre. Son passage avait fait tout un tabac auprès de ce groupe ethnique qui, au total, représente environ 700 000 personnes au Canada. Le PM était pleinement conscient que les images de sa visite du commerce de Manille feraient le tour du monde et il faudrait être bien naïf pour penser que cette opération était dénuée de toute intention politique.

Quels problèmes ?

Pendant ce temps, le gouvernement Trudeau esquive le débat sur la mollesse de ses actions visant à combattre le fléau des paradis fiscaux. On exonère Stephen Bronfman, grand argentier du PLC, de s’expliquer sur ses placements moralement douteux. On escamote la controverse entourant le fiasco désastreux du système de paie Phénix, véritable puits sans fond dans lequel 1 milliard de dollars auront été dépensés.

Justin Trudeau se sent comme un poisson dans l’eau sur la scène internationale. Encore là, au-delà de l’image, qui prend réellement le temps de se questionner sur les retombées concrètes de nos relations étrangères ? Bah, Justin achète du poulet frit et anime les foules. Le reste importe peu.