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L'homme qui a menacé Guy Nantel reste détenu

Jean Darveau a menacé de mort les humoristes Guy Nantel, Mike Ward et l’ex-dragon François Lambert.
Photo Facebook Jean Darveau a menacé de mort les humoristes Guy Nantel, Mike Ward et l’ex-dragon François Lambert.

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Les propos inquiétants tenus par l’homme qui a menacé de mort les humoristes Guy Nantel, Mike Ward et l’ex-dragon François Lambert ont amené le juge Jacques Ouellet à le garder détenu.

Tête basse, Jean Darveau a été amené en salle de cour, mardi après-midi, pour y subir son enquête sur remise en liberté.

D’entrée de jeu, la poursuivante, Me Carolyne Savard, et l’avocate de la défense, Me Michelle Blouin, ont fait savoir au juge qu’elles désiraient demander, de façon commune, à ce que l’homme de 48 ans soit évalué sur sa responsabilité criminelle.

Par contre, elles ne s’entendaient pas sur la remise en liberté ou non de l’homme, et le juge a tranché pour la détention après avoir entendu les propos que Darveau a tenus aux policiers et qui ont été rapportés par l’enquêteur au dossier.

Menaces

Le 3 novembre au matin, Darveau, qui ne possède aucun antécédent judiciaire, a été arrêté à son domicile par les membres du Groupe tactique d’intervention du Service de police de la Ville de Québec.

Ils avaient, à ce moment-là, l’information que des armes (qui appartenaient au propriétaire de l’endroit) se trouvaient à l’intérieur du logement. C’est pour cette raison que rien n’a été laissé au hasard.

En interrogatoire, Darveau n’a pas nié avoir menacé de mort Nantel, Ward et Lambert. « Concernant Guy Nantel, l’accusé a même dit que lorsqu’il voyait sa face, il voulait lui en câlisser une. Il a également précisé que c’était mieux de le dire que de le faire », a rapporté l’enquêteur Claude Roy qui a qualifié le discours tenu par Darveau de « décousu ».

Toutefois, ce sont surtout des paroles tenues à propos de la « radicalisation » qui ont inquiété le juge. L’homme se voit comme « un justicier de la Toile », un « défenseur des vulnérables ».

Au surplus, Darveau a répété aux enquêteurs, et ce, à plus d’une reprise, qu’il était « prêt à tuer et à mourir ».

Risque marqué

Si Darveau était remis en liberté, il présenterait un « risque marqué de commettre une nouvelle infraction », croit le juge Ouellet.

C’est donc pour la sécurité du public, mais aussi pour celle de l’accusé, qui a déjà tenu des propos suicidaires en mentionnant entre autres vouloir être « tué par des policiers », que le magistrat a ordonné que Darveau soit détenu à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec et qu’il y soit évalué.