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Bonbons électoraux

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La tenue d’élection générale à date fixe bouleverse les stratégies des partis politiques et, de plus, génère pour le parti au pouvoir une période prolongée d’annonces d’initiatives, de subventions et de dons gouvernementaux. Cette générosi­té persistante explique probablement l’austérité imposée à la population à l’arrivée des libéraux et augure de celle à venir au lendemain de l’élection d’un gouvernement d’idéologie néolibérale.

Finie la conjoncture du moment

Les élections à date fixe devraient priver le parti au pouvoir de l’avantage indu de déclencher le scrutin au moment qui lui agréait en recherchant une période favorable à ses desseins ou désavantageuse aux oppositions. Plusieurs espéraient que cette réforme sortirait la politique du court terme et amènerait les partis à avoir une meilleure vision du développement souhaitable. Les annonces des derniers mois et celles plus récentes montrent que nous sommes encore loin de l’intention originelle. Les politiciens continuent à semer illusions et espoir pour se faire élire, sans engagements trop contraignants à long terme.

Pluie de cadeaux

La campagne préélectorale, en cours depuis quelques mois, s’est particulièrement intensifiée à moins d’un an des élections. La hausse temporaire des subventions gouvernementales aux organismes communautaires, le projet Lab-École, l’Institut d’excellence en éducation et l’amélioration des menus dans les CHSLD comportant une petite touche ethnique ne sont que quelques-unes des récentes initiatives gouvernementales qui entrent dans la catégorie des actions pour bien paraître à la veille d’une élection sans toutefois garantir à la population que ces efforts seront efficaces et pérennisés.

Comble de bonheur pour les libéraux, ils n’auront pas à poursuivre la comédie sur le revenu minimum garanti après l’avoir évoqué pour calmer la grogne conséquente à la détérioration à l’aide sociale. C’est leur cadeau du comité d’experts, nommé par eux-mêmes, qui fait fi des besoins de perspective pour un monde du travail qui nécessitera de moins en moins de main-d’œuvre.