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Donner l’exemple

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Les chiffres publiés lundi par Le Jour­nal concernant le nombre de décès de jeunes lors de tragédies routières ont de quoi donner froid dans le dos.

Après quatre ans de baisse, le bilan sera à la hausse en 2017. On déplore déjà la mort de 44 personnes de 15 à 24 ans sur nos routes, par rapport à 39 l’an dernier.

Il est difficile d’expliquer cette augmentation. On veut croire qu’il ne s’agit que d’une aberration statistique, qui révèle pourtant des drames humains très tangibles.

Déchirure

Quiconque a déjà côtoyé une famille touchée sait à quel point perdre un jeune dans de telles circonstances constitue un drame effroyable pour n’importe quel parent. Voir la vie d’un enfant pour lequel on a espéré un bel avenir se terminer de manière aussi absurde est vécu comme une déchirure irréparable dans toutes les communautés.

On regarde nos jeunes grandir puis gagner en autonomie pour les voir périr, victimes de leur imprudence ou de celle d’un ami. Personne ne met un enfant au monde pour que sa fin serve d’exemple aux autres.

C’est pourquoi il faut recevoir avec générosité les témoignages des parents qui souhaitent raconter les conséquences de tels événements pour leur famille.

Témoignages

À la fin, l’expérience le démontre, la sensibilisation demeure la meilleure manière d’améliorer le bilan routier, comme en témoigne la progression significative enregistrée depuis 2012, quand on avait déploré 85 décès. En cette matière, la prévention fonctionne mieux que les interdits. Les jeunes sont parfois portés à vouloir les braver.

Adopter de bonnes pratiques demeure un message beaucoup plus fort et positif qu’un visage abattu filmé au sortir d’une cellule. À l’approche des Fêtes, il faut se rappeler l’importance de planifier nos déplacements et de proposer des options pour faciliter le retour de nos invités.

Donner l’exemple restera toujours le meilleur moyen de sensibiliser nos jeunes.