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Projets de loi 141 et 150: la relève en courtage d’assurance est inquiète

Quebec
Photo Stevens LeBlanc « On vient démolir tout ce qui a été bâti », déclare Vincent Lemoine, porte-parole du Regroupement de la relève pour l’avenir du courtage.

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La relève en courtage d’assurance est inquiète de l’impact des projets de loi 141 et 150 du ministre des Finances qui viennent, selon elle, défaire tout le travail accompli ces trente dernières années.

Une dizaine de jeunes courtiers unissent leurs voix pour dénoncer les changements majeurs qui menacent de bouleverser leur industrie.

« On ne se battra pas à armes égales », a dénoncé hier Vincent Lemoine, porte-parole du Regroupement de la relève pour l’avenir du courtage et vice-président exécutif chez Assurances Claude Lemoine.

Entre autres changements, le projet de loi 141 vient éliminer le terme « représentant certifié » pour le remplacer par « personne humaine ou physique ».

Quant au projet de loi 150, il vient restreindre la limitation de la propriété.

« Il n’y a déjà pas beaucoup de relève dans le courtage. On parle de notre avenir. Plusieurs d’entre nous sont en processus de racheter des cabinets », a mentionné M. Lemoine.

On compte plus de 4800 courtiers et près de 500 cabinets de courtage d’assurance à travers le Québec, dont plusieurs entreprises familiales.

De la vente sans représentant

« Dans les trente dernières années, le gouvernement a instauré des cadres législatifs pour assurer la qualité des services et protéger les consommateurs, puisque les produits d’assurance, c’est complexe. Du jour au lendemain, il veut balayer cela de la main », a-t-il dénoncé.

Ce regroupement s’indigne du fait que le gouvernement viendrait autoriser la vente de produits d’assurance sans représentant, directement par internet.