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Coupe Vanier: profiter de chaque moment

Vincent Alarie-Tardif pourrait disputer son dernier match, samedi

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Photo Daniel Mallard Les joueurs de ligne offensive Samuel Thomassin, Louis-Gabriel Beaudet Samuel Lefevre et Pierre-Karl Lanctôt se sont entraînés vendredi au stade Tim Hortons, à Hamilton.

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HAMILTON | Vincent Alarie-Tardif vivra à fond ses derniers moments sur la scène universitaire samedi après-midi alors que le Rouge et Or de l’Université Laval tentera de remporter la 10e Coupe Vanier de son histoire face aux Mustangs de Western.

« Je regarde le stade et je tripe, a illustré le porteur de ballon du Rouge et Or. Je me rappelle les bons moments de 2016 à la Coupe Vanier ici à Hamilton et je souhaite les reproduire. On ne sait pas ce qui peut arriver. C’est peut-être mon dernier match à vie et je veux profiter de chaque moment. Je l’ai fait depuis le début de la semaine et vais en profiter encore plus lors du match. »

Ennuyé par une blessure à une cheville qui lui a fait rater trois parties, Alarie-Tardif se dit au sommet de sa forme.

« Je ne me suis pas senti aussi bien depuis longtemps, a-t-il affirmé. Ce fut difficile contre Montréal à la Coupe Dunsmore, mais il reste du gaz dans le réservoir. L’an dernier à la Coupe Vanier, chaque pas me faisait mal. Mon ligament croisé antérieur était déchiré et j’ai été opéré quelques semaines après notre victoire. »

Alarie-Tardif vivra son dernier match en compagnie du porteur de ballon Christopher Amoah qui effectuera un retour au jeu après s’être blessé à une cheville contre les Carabins le 21 octobre.

« Chris ne l’a pas eu facile cette année et je suis super content qu’il puisse revenir au jeu à la Coupe Vanier, a-t-il exprimé, surtout qu’il pourrait s’agir de son dernier match à Laval s’il fait le saut dans la LCF dès l’an prochain. Après avoir connu un très bon match contre Sherbrooke (le 7 octobre), il s’est blessé sur le premier jeu contre Montréal. Sa présence contre Western est un plus pour l’équipe. De mon côté, je vais prendre ce qu’on va me donner. »

Amoah court à pleine vitesse depuis le début de la semaine et il est affamé.

Le Rouge et Or misera sur une nouvelle combinaison de partants sur la ligne offensive pour la rencontre ultime. Le garde Samuel Lefebvre évoluera comme bloqueur à gauche et la recrue Nicolas Guay obtiendra son deuxième départ en carrière et Pierre-Karl Lanctôt sera titulaire comme bloqueur à droite.

« Des opportunités se présentent à moi depuis quelques semaines et je saisis ma chance, a mentionné Guay. C’était inespéré d’être partant à la Coupe Vanier dès ma première saison, mais je suis content. Je suis nerveux, mais c’est un bon stress et j’ai hâte que ça parte. »

Lefebvre au départ

Utilisé comme garde à quelques reprises dans les séries éliminatoires, Guay s’était surtout entraîné comme centre cette année.

« Ça se ressemble pas mal, a indiqué le produit du CNDF. Les deux positions sont physiques et ça brasse. »

Lancé dans la mêlée à deux reprises en relève comme bloqueur, Lefebvre obtiendra cette fois le départ.

« Je suis mieux préparé qu’à la Coupe Mitchell parce que je me suis entraîné comme bloqueur toute la semaine et j’ai étudié le jeu des ailiers défensifs, a-t-il expliqué. Changer de position au cœur d’un match amène toutefois une montée d’adrénaline parce que tu dois bien faire. »

« Tous les changements des dernières semaines démontrent que nous avons de la profondeur, de poursuivre le produit des Faucons de Lévis-Lauzon. Nous avons un très bon groupe et un groupe très uni. Je ne suis pas inquiet pour Nicolas. C’est un gars très cérébral. Il a compris bien des choses bien vite. Il a réussi son adaptation comme garde comme un chef. »

Blessé à une cheville à la Coupe Dunsmore, le bloqueur Kétel Assé n’est pas prêt à revenir au jeu. Francis Chabot et Nicolas Thibodeau seront les deux autres gros bonhommes en uniforme.

« Est-ce que je vais encore pouvoir jouer ? »

Le joueur des Mustangs Philippe Dion  a été opéré en mai 2016. Depuis, il joue avec une protection supplémentaire.
Photo Daniel Mallard
Le joueur des Mustangs Philippe Dion a été opéré en mai 2016. Depuis, il joue avec une protection supplémentaire.

« Est-ce que je vais pouvoir encore jouer au football », a été la première question de Philippe Dion à son médecin.

« Ce fut un choc au début quand on m’a annoncé qu’on devait m’enlever un rein, a confié le secondeur des Mustangs de Western. Mon rein fonctionnait à 11 pour cent. Le tube qui reliait mon rein à la vessie était croche et la circulation ne se faisait pas bien. Le surplus d’urine a brûlé mon rein. C’est un problème congénital qui est à l’origine de mes maux. »

« Quand j’ai demandé au spécialiste si j’allais pouvoir encore jouer au football, la première question qu’il m’a posée est à quelle position j’évoluais, de poursuivre l’ancien porte-couleurs des Cougars de Champlain. Comme secondeur, j’allais pouvoir continuer de jouer au football parce que c’est moi qui plaque et non qui se fait frapper et ce fut un soulagement. Cela n’aurait pas été possible si j’avais joué comme porteur de ballon ou quart-arrière. »

Dion a été opéré en mai 2016 et il fonctionne depuis normalement.

« Je suis plus à risque qu’une personne normale si jamais mon seul rein était touché, convient-il, mais je n’y pense pas. J’étais plus nerveux lors des premiers entraînements, mais je n’y pensais plus quand j’ai enfilé mon casque et mes épaulettes. Je dois porter une protection supplémentaire, mais ça me va. Je peux continuer de vivre exactement comme avant et un seul rein peut faire tout le travail de deux. »

Des douleurs sévères

Victime depuis quelques années de sévères douleurs qui apparaissaient soudainement et qui disparaissaient aussi rapidement, Dion a finalement consulté un médecin en décembre 2015.

« On est habitué à la douleur quand on joue au football, mais c’était différent et j’ai finalement consulté, a raconté celui qui saute dans la mêlée lorsque les Mustangs misent sur une formation à quatre secondeurs. Les douleurs étaient très fortes une journée et disparaissaient le lendemain. Au départ, je pensais que c’était les effets d’un abus d’alcool de la veille et j’endurais la douleur. »

Dion a dû apporter quelques modifications. « La modération a bien meilleur goût, a-t-il imagé pour paraphraser une publicité de la SAQ. Je peux faire la fête, mais sans me défoncer. Je dois surveiller ma consommation d’alcool et éviter de faire de la haute pression. Je dois également éviter les aliments épicés. »

Mustangs - Les secondeurs impressionnent

S’il avait louangé la ligne défensive des Dinos de Calgary avant la Coupe Mitchell, Justin Éthier fait de même avec les secondeurs des Mustangs de Western à l’aube de la Coupe Vanier.

« Le jeu de leurs secondeurs m’impressionne, a souligné le coordonnateur offensif du Rouge et Or. Jean-Gabriel Poulin fait très bien comme secondeur intérieur, tout comme Philippe Dion qui embarque dans un schéma 34. Leur ligne est active et quelques demis défensifs m’impressionnent. Étant donné que les parties des séries éliminatoires étaient terminées après une demie, c’est difficile d’évaluer la force de leur défensive même si elle n’a pas donné grand-chose. » Nick Vanin et Fraser Sopik sont les deux autres secondeurs à surveiller.

Samuel Lefebvre trace des similitudes entre la défensive des Mustangs et celle des Carabins de l’Université de Montréal. « Ça ressemble un peu à Montréal en raison des changements de personnel, a expliqué le joueur de ligne offensive du Rouge et Or. Ils présentent des fronts hybrides. Leurs secondeurs font un peu de tout. J’ai beaucoup de respect pour Jean-Gabriel Poulin, contre qui j’ai joué un an dans le circuit collégial. Ça va être le fun de parler français sur le terrain. »

Dans les airs aussi

Auteur d’une importante interception au troisième quart à la porte des buts, samedi dernier, à la Coupe Mitchell, Frédéric Gagnon se méfie de l’attaque aérienne des Mustangs. « Que leur force soit l’attaque au sol ne signifie pas qu’ils ne sont pas capables de lancer le ballon, a prévenu le demi de coin de troisième année. On devra respecter nos assignations, même si le receveur devant moi bloque pendant tout le match. »

L’an dernier, Gagnon était le partant comme spécialiste des longues remises, puisque Marc-Antoine Bellefroid était à l’écart en raison d’une déchirure du ligament croisé antérieur. Cette année, il a mérité le poste de partant comme demi de coin du côté large du terrain en milieu de saison. « Je suis plus à l’aise et plus confortable, a-t-il indiqué, et ça paraît dans mon jeu. Le jeu a ralenti devant moi. »

Après avoir profité d’un congé de vaisselle par mesure préventive, jeudi, en raison d’une blessure musculaire, le plaqueur Vincent Desjardins était de retour au boulot, hier, et il sera à son poste pour la rencontre ultime.