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Une foire pour recruter des travailleurs

Une employée de Bridor à l’usine de Boucherville s’apprête à mettre les pâtisseries au four en vue de la grande production de la journée.
photo MARTIN ALARIE Une employée de Bridor à l’usine de Boucherville s’apprête à mettre les pâtisseries au four en vue de la grande production de la journée.

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Une entreprise de la Montérégie en forte croissance a dû tenir une foire de l’emploi pour tenter de pourvoir ses postes.

Compagnie spécialisée dans la production de pains et viennoiseries congelés, Bridor inc. est à la recherche de 81 employés et a tout tenté pour en recruter. Elle a notamment tenu le 17 novembre une première foire à l’emploi pour attirer des ouvriers.

Plus d’une centaine de personnes ont rencontré les conseillers de l’entreprise en vue de décrocher l’un des postes à combler comme journalier ou électromécanicien d’ici janvier pour l’usine de Boucherville.

Au total, l’entreprise a investi 5000 $ pour tenir cette journée et faire de la publicité dans les journaux et à la radio, mais elle ne voit pas ça comme une dépense.

« C’est l’occasion de faire un blitz et de sauver beaucoup de temps dans notre démarche de rencontrer des candidats. C’est un investissement », a expliqué le directeur aux ressources humaines de la division nord-américaine de Bridor, Christian Brunet.

Croissance importante

L’entreprise a investi quelque 40 millions $ pour doubler la superficie de son usine de Boucherville.

Depuis l’arrivée de M. Brunet en janvier 2016, la compagnie a connu une croissance importante. Pour ses quatre usines en Amérique du Nord, le nombre d’employés est passé de 615 à 850, sans compter la prochaine vague d’embauches qui devrait permettre d’atteindre le cap des 1000 travailleurs avant 2019.

« C’est positif. Toutefois, c’est un défi pour nous de recruter la main-d’œuvre. On se bat avec toutes les entreprises pour le même bassin de talents. On doit renouveler notre façon de faire », a expliqué M. Brunet.

Julie Perron a participé à la journée de recrutement. Elle est associée présentement à une agence de placement qui lui permet déjà de travailler chez Bridor. Mais elle aimerait devenir une employée de l’entreprise à part entière. Ce changement lui permettrait de faire passer son salaire de 13 à 17 $ l’heure.

« La différence salariale va me permettre de cotiser à mon REER, ce qui était impossible en agence », a-t-elle dit.

Changement de culture

Depuis 22 mois, le directeur aux ressources humaines de la section nord-américaine de l’entreprise a fait une refonte complète de sa stratégie pour la rendre encore plus concurrentielle dans son processus de recrutement, mais également pour assurer la rétention de ses employés.

« Le salaire offert est intéressant, mais on a mis beaucoup l’emphase pour mieux intégrer nos nouveaux employés. On voit déjà une amélioration de la rétention, c’est très positif », a ajouté M. Brunet.

Certains postes sont toutefois plus difficiles à combler, comme celui des électromécaniciens. La demande pour ce métier est de plus en plus forte selon lui, ce qui l’oblige à améliorer certains aspects comme la flexibilité des horaires de travail et la formation continue pour garder les employés motivés.

L’entreprise Bridor

4 usines

  • 2 à Boucherville
  • 1 à Montréal
  • 1 au New Jersey, États-Unis

Nombre d’employés 850

Croissance 40 % depuis 2016