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L’audacieuse aventure d’Alexandre Désilets

Il se produira au Grand Théâtre avec 17 musiciens

ART-ARIANE MOFFATT
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean Alexandre Désilets

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Déjà qu’il fallait énormément d’audace pour concevoir un album avec 17 musiciens, Alexandre Désilets a décidé de pousser la chose encore un peu plus loin en amenant cette aventure musicale sur les planches.

Le 17 juin dernier, l’auteur-compositeur et interprète lançait le disque Windigo, où il reprend, de façon orchestrale, 12 pièces que l’on retrouvait sur les albums Escalader l’ivresse, La Garde et Fancy Ghetto.

Après avoir présenté cette aventure sur scène aux FrancoFolies de Montréal, Alexandre Désilets récidive, samedi, avec autant de musiciens, à la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre de Québec, entouré de violons, guitares électriques, clarinettes, trompettes, trombone, basson, claviers, basse et batterie.

L’auteur-compositeur et interprète avait déjà vécu des expériences avec l’Orchestre symphonique de Montréal et avec celui de Trois-Rivières.

« Avec de très gros ensembles, c’est comme un gros train qui avance. Il n’y a pas de marge de manœuvre. Tu suis les musiciens et la partition. Il y a beaucoup plus de souplesse avec un orchestre de chambre où c’est plus malléable et moins protocolaire. Il n’y a pas de chef et on est maître chez nous », a lancé l’auteur-compositeur et interprète, lors d’un entretien.

Alexandre Désilets précise qu’il est possible, avec 17 musiciens, de faire quelques détours, des improvisations et d’amener certains « grooves » sans que le train quitte les rails.

Il était clair, pour Alexandre Désilets, que cette aventure, ambitieuse sur disque, était pour vivre sur scène. Il peut le faire avec un ensemble de sept musiciens ou de façon plus grandiose avec 17 musiciens. Il rêve même de pousser la chose encore plus loin et de s’annexer avec un ensemble de 35 ou 40 musiciens.

« Une fois que les partitions existent, il devient facile d’extrapoler et d’agrandir le groupe de musiciens. On veut amener ça encore plus loin », a-t-il indiqué.

Liberté d’évoluer

L’auteur-compositeur et interprète précise que la formule est malléable, viable et qu’il s’agit de créer un engouement.

« Je prêche pour ma paroisse, mais c’est exceptionnel comme spectacle. N’importe qui qui voit ça capote. Le but, c’est de pouvoir le présenter le plus de fois possible », a-t-il fait remarquer.

Alexandre Désilets est conscient que cette aventure orchestrale était un peu casse-cou. Le travail de préparation, réalisé en amont, a facilité les choses.

« C’est peut-être quelque chose que je vais faire une seule fois. Les grands studios, comme celui où on a travaillé, à Radio-Canada, ça n’existe plus. Ce genre de studio va fermer bientôt. C’est une opportunité qui ne se reproduira peut-être pas », a-t-il laissé tomber.

Ce qui n’empêche pas des artistes comme Philippe Brach, Antoine Corriveau, Klô Pelgag et Antoine Désilets d’attaquer des projets plus ambitieux.

« Je ne suis pas pris dans un créneau où mon public va refuser que j’évolue. On a cette liberté, maintenant, d’aller dans toutes les directions et sans se sentir coupable », a-t-il fait remarquer.