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Prisonnière d’un paradis terrestre en raison du volcan à Bali

Plutôt que de stresser et d’attendre à l’aéroport, Stéphanie Lessard a décidé d’en profiter. Cette dernière a même entrepris de voir de plus proche cette catastrophe naturelle qui fait la manchette dans le monde.
Photo courtoisie Plutôt que de stresser et d’attendre à l’aéroport, Stéphanie Lessard a décidé d’en profiter. Cette dernière a même entrepris de voir de plus proche cette catastrophe naturelle qui fait la manchette dans le monde.

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Une femme de Québec «prise» à Bali depuis le début de la semaine en raison de la menace d'explosion que fait peser le volcan Agung avoue profiter totalement de cette expérience malgré un certain stress quant à son retour.

En voyage en Australie depuis deux mois, Stéphanie Lessard avait planifié une courte escapade à Bali la fin de semaine dernière, quelques jours avant de rentrer au Québec. Au courant de la situation, la voyageuse a tout de même décidé de partir puisque le volcan était déjà éveillé depuis plusieurs semaines.

Or, la situation a rapidement évolué dimanche dernier lorsque le niveau d’alerte est devenu maximal, qu’environ 100 000 Balinais vivant près du mont Agung ont été évacués et que l’aéroport a été fermé.

«Dimanche, des compagnies aériennes ont annulé leurs vols et lundi matin j’ai su que le mien était reporté au 2 décembre», explique Stéphanie qui devait justement repartir lundi.

Mais cette date est bien hypothétique. «Ça dépend du volcan et des cendres, tout est une question de vent.» L’aéroport de Bali se situe au sud du volcan à environ 75 km.

Plutôt que de stresser et d’attendre à l’aéroport, Stéphanie Lessard a décidé d’en profiter. Cette dernière a même entrepris de voir de plus proche cette catastrophe naturelle qui fait la manchette dans le monde.
Photo courtoisie Stéphanie Lessard

En profiter

Plutôt que de stresser et d’attendre à l’aéroport, la femme de 31 ans a décidé d’en profiter. Cette dernière a même entrepris de voir de plus proche cette catastrophe naturelle qui fait la manchette dans le monde.

«C’est la saison des pluies, c’est tellement nuageux qu’on ne voit pas le volcan. On ne se sent pas en danger.»

En scooter avec un ami, ils se sont donc rendus au sommet d’une montagne dans les rizières, au-dessus des nuages pour voir le mont Agung de leurs yeux. «C’était vraiment intense, l’expérience d’une vie.»

«Tu te sens vraiment proche, c’est épeurant de voir toute cette fumée sortir et imaginer que ça pourrait exploser d’un moment à l’autre», raconte-t-elle, imprégnée par le moment. À son retour, tous ses vêtements sentaient la fumée, et ce, même si elle se trouvait à environ 40 km du cratère.

Pas d’urgence

Si Stéphanie Lessard avoue «stresser» quant à la date de son départ, elle a aussi une pensée pour le peuple qui l’accueille. «C’est leurs terres, leurs animaux et le tourisme qui sont menacés.»

Elle rappelle toutefois que personne n’est en danger et qu’il n’y a pas «d’évacuation d’urgence» en tournant ainsi en dérision ce qu’elle a entendu sur Occupation double. «Il y a un moyen de s’en aller avec un ferry et 10 h de route vers un autre aéroport, sauf que c’est 1000 $», illustre-t-elle.

Elle entend donc profiter du moment jusqu’à son départ. «Je reste positive, je ne peux rien contrôler. Si je pars le 2 décembre et que ça n’explose pas pour les Balinais, ça va avoir été une belle expérience», conclut-elle.