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Promouvoir ses paysages pour attirer des travailleurs

La région de Kamouraska vante ses grands espaces pour aider ses entreprises en agroalimentaire à recruter

La nature, les paysages et fuir le stress de la ville, une façon séduisante d’attirer de la main-d’œuvre.
Photo courtoisie Nicolas Gagnon La nature, les paysages et fuir le stress de la ville, une façon séduisante d’attirer de la main-d’œuvre.

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PÉNURIE DE TRAVAILLEURS

Les entreprises ont de la difficulté à pourvoir les emplois. Le taux de postes vacants est à un niveau jamais vu depuis 2004. Loin de se résorber, la pénurie de main-d’œuvre va s’accentuer avec la retraite des baby-boomers. Les entreprises doivent rivaliser pour séduire les candidats.


SAINT-PASCAL | Une trentaine d’employeurs d’une MRC se sont mis d’accord pour investir ensemble dans une stratégie qui permettra d’attirer de la main-d’œuvre, en l’axant entre autres sur la nature, les paysages et le fait de fuir le stress de la ville.

Le Kamouraska, dans le Bas-Saint-Laurent, veut vendre ses grands espaces, son fleuve et son plein air, tout en rappelant qu’il est aussi un pôle agroalimentaire et un endroit où les manufacturiers innovants sont nombreux.

« C’est vendeur. C’est vrai que les gens regardent le salaire en dernier. Les prospects nous demandent : “Qu’est-ce que je peux faire par chez vous ?” », constate Jacques Blanchet, directeur exécutif de Solutions Novika, un centre collégial de transfert technologique à La Pocatière.

Cette entreprise, comme une trentaine d’autres, a accepté de contribuer pour avoir accès à une boîte à outils : image de marque, portail internet d’attractivité, kiosque d’exposition et trousse de sorties.

Tout le monde a la même image et vend la région de la même façon, dans des salons, par exemple.

Les compagnies cotisent des montants d’argent. Le fonds pourra compter sur 40 000 $ par an pour les trois prochaines années.

Le Kamouraska, qui regroupe une trentaine d’employeurs, souhaite attirer des travailleurs grâce à la beauté de ses paysages.
Photo courtoisie Christian Tétreault
Le Kamouraska, qui regroupe une trentaine d’employeurs, souhaite attirer des travailleurs grâce à la beauté de ses paysages.

PLEIN AIR

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, qui emploie de 500 à 600 personnes au Kamouraska, n’a pas hésité à participer.

« Les jeunes qui sortent de l’école ne cherchent plus uniquement un poste, mais un milieu de vie. Ils veulent des activités récréatives, sportives, en forêt, sur l’eau et des services de garde », résume Frédéric Gagnon, répondant de la santé pour la MRC de Kamouraska.

Le CISSS a aussi été séduit par le travail d’équipe concernant le recrutement. Souvent, par exemple, un ergothérapeute déménage avec sa conjointe comptable. Le portail internet a notamment été créé pour faciliter les recherches du futur employé et sa famille.

« La qualité de vie est à l’égal de la qualité d’emploi au Kamouraska. Les entreprises ouvrent même leurs portes pour qu’on aille former leurs employés et leurs nouveaux arrivants sur la région, directement à l’intérieur de leurs murs », dit Pascale Dumont Bédard, directrice de Promotion Kamouraska, un organisme mandaté pour le projet de démarche de marketing territorial.

Même s’il mise sur les activités de plein air et la beauté des couchers de soleil, le Kamouraska veut aussi casser le mythe qu’il n’y a pas d’emplois spécialisés dans les régions. Il veut aussi faire savoir qu’il ne se situe pas au bout du monde, mais bien à 85 minutes de route de Québec.