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Le troisième lien officiellement à l'étude en janvier

Le troisième lien officiellement à l'étude en janvier
Photo d'archives, Pascal Huot

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Même si le gouvernement Couillard a la volonté politique d’aller de l’avant avec la réalisation d’un 3e lien routier entre Québec et Lévis, il faudra attendre jusqu’en 2020 avant de savoir s’il y en aura un, et où il sera situé.

« Le troisième lien sera officiellement à l’étude en janvier », a annoncé la ministre déléguée aux Transports, Véronyque Tremblay, en point de presse.

Comme le rapportait Le Journal, vendredi dernier, le projet de 3e lien est officiellement passé de l’étape d’avant-projet à celle de démarrage, avec le lancement de l’appel d’offres pour l’étude d’opportunité.

Les documents requis pour cet appel d’offres ont été complétés le mois dernier par l’équipe du bureau de projet dirigée depuis l’été par Stéphane Dallaire, en collaboration avec les villes de Québec et de Lévis.

Le troisième lien officiellement à l'étude en janvier
Photo Stevens Leblanc

Un vaste « terrain de jeu »

Ce n’est qu’une fois le prestataire de service sélectionné, soit au début 2018, qu’on saura combien coûtera cette étude d’opportunité, qui sera réalisée en deux volets.

La firme ou le consortium retenu réalisera d’abord une étude des besoins dans un « terrain de jeu » délimité, à l’ouest, par Saint-Augustin-de-Desmaures et à l’est, par l’île d’Orléans, a expliqué la ministre Tremblay. Il s’agit du même territoire que celui de l’enquête Origine-Destination 2017 entamée le 6 septembre dernier, et qui se termine d’ailleurs mardi.

Même si l’étude des besoins ne sera complétée qu’à la fin 2018, des faits saillants seront rendus publics au cours de l’été prochain, juste à temps pour la campagne électorale.

Il restera alors à effectuer l’étude des solutions, qui permettra de situer le scénario idéal, que ce soit un pont ou un pont-tunnel à l’est, ou à l’ouest, un échéancier préliminaire et une estimation des coûts.

Ce n’est qu’une fois cette étape complétée, à la fin de l’été 2020, que le gouvernement décidera si le projet passe en mode « planification » (dossier d’affaires, de plans et devis, et étude d’impact environnemental).

« Un projet prioritaire »

L’option que le projet soit complètement abandonné en cours de route n’est pas écartée par le gouvernement.

Mais si 20,5 M$ ont été investis dans un bureau de projet, « c’est parce que nous estimons qu’il y a un besoin », a assuré Mme Tremblay.

« Le 3e lien est un projet prioritaire pour notre gouvernement, je tiens à le préciser », a-t-elle insisté.

La Coalition avenir Québec estime de son côté que l’étape franchie lundi aurait pu l’être beaucoup plutôt, si les libéraux avaient fait preuve de plus de conviction en début de mandat.

« On vient de perdre trois ans », a regretté le député caquiste François Paradis, en point de presse avec ses collègues Éric Caire et Marc Picard.

3e lien Québec-Lévis

Mars 2017 : inscription du projet du Plan québécois des infrastructures 2017-2027. Annonce d’une somme de 20,5 M$ pour la mise sur pied d’un bureau de projet

Juillet 2017 : Mise sur pied officielle du bureau de projet dirigé par Stéphane Dallaire, à même les locaux de la direction régionale du ministère des Transports à Québec

Septembre 2017 : Mise en ligne d’une page web sur le projet de 3e lien

Novembre 2017 : Finalisation du devis pour l’étude d’opportunité

Décembre 2017 : Lancement de l’appel d’offres pour l’étude d’opportunité

À venir

Janvier 2018 : Fin de l’appel d’offres, sélection d’une firme ou d’un consortium pour la réalisation de l’étude d’opportunité

Été 2018 : Présentation des faits saillants de l’étude des besoins

Fin 2018 : Fin de l’étude des besoins. Début de l’étude des solutions

Été 2020 : Résultats de l’étude des solutions. Fin de l’étude d’opportunité

Fin 2020 : Dépôt du dossier d’opportunité

Des réactions

« Ce lancement d’une étude d’opportunité constitue une étape très importante de ce projet d’envergure. »

– Sébastien Proulx, ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale

« C’est un pas franchi dans la bonne direction. »

– Dominique Vien, ministre responsable de la région de Chaudière-Appalaches

« C’est beaucoup trop long, le temps presse. On perd du temps et de l’argent, tout ça parce que le maire de Québec ne fait pas preuve de leadership comme il devrait le faire. »

– Jean-François Gosselin, chef de l’opposition à la Ville de Québec

« Nous ne sommes pas convaincus de la pertinence d’un tel lien à l’heure actuelle, alors laissons le temps de bien faire les études et on verra à ce moment-là. »

– Jean Rousseau, conseiller municipal de Démocratie Québec

« Pour nous, ça demeure 20,5 millions de dollars de gaspillage de fonds publics. »

– Alexandre Turgeon, DG du Conseil régional de l’environnement