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Un policier qui a tué un homme alors qu'il roulait à 180 km/h écope de 12 mois de prison

L’agent de la Sûreté du Québec a tué un homme et blessé gravement sa conjointe

L’agent François Laurin roulait à 180 km/h lors de l’accident.
Photo Simon-Pier Ouellet L’agent François Laurin roulait à 180 km/h lors de l’accident.

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GATINEAU | Un policier qui a tué un homme alors qu’il roulait à 180 km/h pour répondre à un appel jugé non urgent écope de 12 mois de prison, ce qui déçoit la famille de la victime.

« Ça ne nous ramènera pas notre fils, mais j’aurais aimé qu’il y ait un message plus clair qui soit envoyé. Nous, on a une sentence à vie », a déploré la mère de la victime, Linda Noonan, lundi, après le prononcé de la sentence au palais de justice de Gatineau.

Linda Noonan et Richard Rompré étaient déçus de la sentence qu’a reçue le policier qui a enlevé la vie à leur fils Éric Rompré, lundi au palais de justice de Gatineau.
Photo Simon-Pier Ouellet
Linda Noonan et Richard Rompré étaient déçus de la sentence qu’a reçue le policier qui a enlevé la vie à leur fils Éric Rompré, lundi au palais de justice de Gatineau.

L’agent François Laurin, de la Sûreté du Québec, était en route pour rejoindre un collègue qui intervenait auprès d’un homme en crise au festival de musique Rockfest de Montebello le 16 juin 2012.

Son auto-patrouille est entrée en collision avec une autre voiture sur la route 148, près de Papineauville, en Outaouais.

Éric Rompré, 25 ans, est décédé et sa conjointe a été grièvement blessée.

<b>Éric rompré</b><br>
<i>Décédé</i>
Photo courtoisie
Éric rompré
Décédé

Le policier avait été reconnu coupable de conduite dangereuse ayant causé la mort en janvier dernier. Le juge Maurice Parent a mentionné que la nature de l’appel ne justifiait pas qu’il file à 180 km/h et qu’il aurait dû ralentir.

« On sait qu’il ne fera seulement que le sixième de sa peine, donc deux mois. Il n’a jamais exprimé de remords, donc on a de la difficulté à pardonner », a déclaré le père de la victime, Richard Rompré.

Message aux policiers

En plus de la peine d’emprisonnement, le juge impose une période de probation durant laquelle le policier devra effectuer 100 heures de travaux communautaires et il lui sera interdit de conduire pendant 30 mois.

« Maintenant qu’un policier est reconnu coupable, il y a un message de prudence qui est envoyé aux policiers. Ça a une plus grande valeur pour nous que les quelques mois de prison », dit M. Rompré.

Meilleure surveillance

Depuis l’accident qui a coûté la vie à son fils, Richard Rompré milite pour une meilleure surveillance des policiers à bord de leur véhicule. Il aimerait, entre autres, que les supérieurs puissent recevoir en temps réel les informations d’une auto-patrouille via un GPS.

« Ça se fait en Ontario. Si un lieutenant avait vu la vitesse à laquelle le policier circulait en 2012, on lui aurait peut-être dit de se calmer les nerfs, que ce n’était pas nécessaire, et on aurait une vie de sauvée aujourd’hui », mentionne-t-il.

Le policier Laurin a déjà porté le verdict de culpabilité en appel. La cause pourrait être entendue au printemps 2018.

– Avec la collaboration de TVA Gatineau-Ottawa