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Plaidoyer pour convertir Dufferin-Montmorency en boulevard urbain

GEN-VUE AÉRIENNE QUÉBEC
Photo d'archives JEAN-FRANCOIS DESGAGNÉS Parmi les priorités identifiées en consultation, mardi, l’idée de convertir Dufferin-Montmorency en boulevard urbain a fait consensus.

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Plusieurs citoyens, groupes de pression et élus municipaux ont invité le provincial, mardi, à bonifier son plan d’aménagement du littoral à Beauport et à convertir l’autoroute Dufferin-Montmorency en boulevard urbain.

La Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ), qui pilote le projet, avait organisé des consultations à Beauport sous forme d’ateliers en petits groupes. L’exercice visait à «nourrir la réflexion» pour perfectionner le Plan directeur du littoral est dévoilé en 2016.

Ce plan, qui prévoit quelques points d’accès au fleuve à l’est sur une distance de 8 km entre le domaine de Maizerets et le parc de la Chute-Montmorency, n’est pas assez ambitieux aux yeux du maire Régis Labeaume. En campagne électorale, il avait réclamé un sentier et une piste cyclable tout le le long du fleuve – à l’instar de ce qui s’est fait dans l’ouest avec la promenade Samuel-De Champlain – et avait promis de faire pression sur la CCNQ.

Réconcilier les points de vue

Questionnée par Le Journal, la nouvelle présidente de la CCNQ Marie Claire Ouellet, s’est dite ouverte à toutes les suggestions. Elle promet de s’asseoir avec M. Labeaume au terme du processus de consultation qui se poursuivra sur le site web de la Commission jusqu’au 15 janvier. La consultation d’hier est un «point de départ», a-t-elle insisté, confiante de pouvoir «réconcilier tous les points de vue».

«C’est sûr qu’il y a des gens qui vont exprimer des désirs qui ne pourront jamais être comblés parce qu’il y a des contraintes environnementales, de transports et de coûts», a-t-elle cependant prévenu.
Rétrécir Dufferin-Montmorency ?

Parmi les priorités identifiées en consultation, mardi, l’idée de convertir Dufferin-Montmorency en boulevard urbain a fait consensus. Plusieurs citoyens, représentants de groupes environnementaux et d’organismes dédiés à la protection du fleuve ou l’aménagement du territoire prônent le retranchement d’une voie sur trois, dans chaque direction, afin de libérer une bande riveraine pour réaménager le bord du fleuve.

Le conseiller de Québec 21, Stevens Mélançon, a lui aussi été séduit par l’idée d’un boulevard urbain à l’image du boulevard Champlain, où les limites de vitesse sont réduites. Il s’interroge cependant sur la nécessité de réduire le nombre de voies. «Il va falloir aussi tenir compte du troisième lien. Il ne faut pas faire des choses puis les défaire par la suite», a-t-il opiné. M. Mélançon s’est également prononcé contre l’enrochement des berges afin de protéger l’environnement.

Le conseiller de Démocratie Québec, Jean Rousseau, a invité la CCNQ à repenser le projet pour favoriser l’accès à l’eau. «Il y a six à sept voies sur Dufferin-Montmorency. Est-ce qu’il y a moyen d’en prendre une et de repousser ça ? Il y a une belle réflexion à avoir.»