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À la recherche de nouvelles raquettes

Un programme veut intéresser les jeunes au tennis et dénicher de nouveaux talents

À la recherche de nouvelles raquettes
Photo d'archives Pascal Huot

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Le tennis vit ses heures de gloire au pays grâce à l’émergence des jeunes Félix Auger-Aliassime, Denis Shapovalov et Bianca Andreescu sur la scène mondiale. Profitant de l’essor grandissant de la petite balle jaune, l’Académie de tennis Hérisset-Bordeleau se lance à la chasse aux talents.

Épaulée financièrement dans le projet par Auger-Aliassime lui-même, l’Académie du Club Avantage Multi-Sports de Québec effectuera une détection de talents comme elle n’en a jamais fait auparavant en invitant les jeunes de 5 à 7 ans à montrer leur savoir-faire le 16 décembre prochain, de 9 h à 11 h.

Comme des éponges !

De ce lot, de 20 à 24 enfants seront choisis pour participer au programme de développement, qui s’étirera durant tout l’hiver et l’été pour les amener à apprendre les rudiments du tennis puis à les faire évoluer vers un niveau compétitif. Le projet durera trois ans, avec une nouvelle cohorte annuelle de sportifs.

« Les enfants n’ont pas besoin d’avoir joué au tennis. Jusqu’à cet âge, il n’y a pas de signe avant-coureur ou de signe en lien avec la croissance que le jeune va devenir un bon athlète. Tant qu’ils savent courir, attraper, lancer et sauter », partage le président, Jacques Hérisset.

Le vénérable homme de tennis de Québec explique que l’âge choisi pour initier les futurs participants est idéal afin qu’ils maîtrisent rapidement les bases du sport. Leur intérêt envers la raquette et la balle est un autre facteur qui influencera la suite des choses dans leur développement. « Ce sera une première pour nous pour les

5-6-7 ans. On dit que c’est à cet âge qu’ils sont des éponges pour tout gober. On fera des tests sous forme de jeux pour voir quels jeunes on a.

« Le premier objectif sera de leur donner le goût de jouer au tennis. En été, on pourra augmenter le nombre d’heures d’entraînement et les amener petit à petit à du tennis compétitif. Mais avant, il faut leur donner le goût », insiste Hérisset, rappelant le « coût minime » que le programme coûtera aux parents des heureux élus.

Selon Hérisset, Tennis Canada s’est montré emballé par l’initiative du centre de la rue Bouvier. « Ils sont emballés et ils ont trouvé que c’était une bonne idée. Puis, je les ai consultés pour le genre d’ateliers à faire. »

Combien de jeunes espère-t-il voir adopter le tennis au terme de leur participation au programme ?

« Je ne pense pas qu’il en restera 72 après trois ans. Il faut être réaliste. Mais s’il en reste huit par année, ce sera 24 jeunes qui s’en iront vers le tennis compétitif », a répondu celui qui porte aussi le chapeau d’entraîneur.