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Crise au SPVM: «C'est le pire scénario», déplore l'opposition

Pascal Berube
Photo d'archives Simon Clark

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Le porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique considère que la nomination du directeur de la Sûreté du Québec comme directeur intérimaire du Service de police de la Ville de Montréal est une très mauvaise idée.

Le ministre de la Sécurité publique a annoncé que Martin Prud'homme, directeur général de la SQ, allait désormais agir à titre de directeur intérimaire du SPVM et d'administrateur provisoire.

Le député Pascal Bérubé souhaitait que le ministre fasse une «annonce significative» notamment en engageant un civil jusqu'à la nomination officielle d'un autre directeur.

«Il y avait un corps de police déstabilisé, il y en a maintenant deux», a-t-il affirmé tout de suite après la conférence de presse conjointe du ministre Coiteux et de la mairesse Plante.

Selon lui, M. Prud'homme a été transféré de la SQ jusqu'au SPVM «sans se soucier des rivalités historiques entre les deux corps de police».

M. Bérubé croit également que le gouvernement devrait dire clairement à Philippe Pichet si on ne veut plus de lui. «C'est comme dans une relation, si c'est une rupture qu'on lui annonce maintenant», a-t-il dit en ajoutant qu'il ne pourra plus jamais avoir la même autorité.

«C'est le pire scénario. On n'a pas un civil, il y a une instabilité quant à l'avenir de M. Pichet, on ne veut pas vraiment lui dire qu'on ne veut plus de lui pour l'instant, on laisse planer le doute, on déstabilise la direction de la Sûreté du Québec», insiste le critique.

«Comme si ça devait toujours être les mêmes personnes, il me semble que d'autres personnes peuvent assurer le leadership», a-t-il ajouté.

M. Bérubé a également fait des liens entre les égarements au SPVM et ceux à l'UPAC alors que celle-ci souhaite devenir un corps de police indépendant.