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La violence faite aux femmes

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Des militantes du mouvement féministe ont appelé à une « prise d’action » pour contrer la violence systémique faite aux femmes lors de la commémoration du 6 décembre, soulignant l’anniversaire du meurtre de 14 jeunes femmes à l’École Polytechnique en 1989.

Pour celles qui ont pris la parole ce midi à la Place du 6-décembre-1989, où un monument commémoratif à la mémoire des victimes a été inauguré en 1999, le Québec n’est pas immunisé contre des épisodes de violence similaire.

« On n’est pas à l’abri de ça, mais pas du tout. On a encore aujourd’hui le même potentiel de violence parce qu’on refuse de voir les systèmes qui ont créé ces violences-là et on permet aux discours violents de se reproduire encore», déplore la nouvelle présidente de la Fédération des femmes du Québec Gabrielle Bouchard.

Pour Mme. Bouchard, la tuerie de la mosquée de Québec en janvier dernier est indissociable du débat sur la violence faite aux femmes. « Il y a très peu de différence entre l’évènement de Polytechnique et l’évènement de Québec parce que les deux sont basés sur des discours publics de violence, où l’on dit qu’un certain groupe de gens est moins importants et a moins sa place en société», mentionne-t-elle.

Les femmes du comité 12 jours d’action, organisateur du rassemblement de ce midi, ont mis l’emphase lors de leur allocution sur les différentes formes d’oppression vécues par des femmes marginalisées. Les violences faites aux femmes autochtones et immigrantes ont notamment fait l’objet d’une attention particulière.

L’agente de liaison au Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS), Marlihan Lopez, estime que des femmes marginalisées victimes de violence qui ne cadrent pas avec ce qu’elle qualifie de « bonne victime, » décideront souvent de ne pas porter plainte. « Elles sentent qu’elles ne vont pas être crues étant donné qu’il y a des mythes et préjugés qui circulent au sein de différentes institutions, notamment la police», dénonce-t-elle.