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Rogers veut vendre ses actions de Cogeco

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Photo d’archives, Reuters

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Le géant ontarien des télécommunications Rogers songe ouvertement à se départir de ses actions dans Cogeco, jugeant que l’entreprise québécoise n’a pas livré les résultats attendus d’elle.

Détenteur du tiers des actions de Cogeco inc., et du cinquième des actions de sa division Cogeco Câble, Rogers croit qu’elle aurait avantage à les vendre, afin de dégager du capital qui pourrait servir à d’autres investissements, plus rentables ceux-là.

C’est ce qu’a laissé entendre le chef de la direction financière de l’empire ontarien, Tony Staffieri, lors d’un événement tenu à New York.

« Nous nous attendions à ce que des avantages stratégiques découlent de notre participation dans Cogeco. Il semble que ces avantages attendus soient situés de plus en plus loin de nous », a confié M. Staffieri à l’agence Reuters.

Remontée des taux d’intérêt

Le chef de la direction financière a ajouté que la remontée des taux d’intérêt faisait de Cogeco un actif de moins en moins intéressant pour Rogers.

« Quand on regarde le rendement que l’on a [de Cogeco] aujourd’hui, on pense qu’il y a probablement un meilleur usage à faire de ce capital. »

Jointe par Le Journal, la direction de Cogeco a refusé d’accorder une entrevue à ce sujet.

Les Blue Jays aussi ?

Ce n’est pas le seul actif dont Rogers songe à se défaire. La compagnie étudie aussi la possibilité de vendre les Blue Jays, bien qu’aucune entente ne soit imminente.

M. Staffieri a fait valoir que Rogers pouvait demeurer le diffuseur officiel des matchs de l’équipe de baseball sans en être propriétaire, comme l’a démontré son partenariat de diffusion avec la Ligue nationale de hockey (LNH).

Alors que la consommation de données cellulaires par sa clientèle ne cesse de croître, Rogers a aussi l’intention d’investir considérablement dans son réseau. L’entreprise ontarienne se retrouve dans une bonne posture puisque sa performance en bourse – un bond de 26 % dans la dernière année – a été nettement supérieure à celle de ses rivaux.