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10 ans après l'enlèvement de son fils: un père ne perd pas espoir de le revoir un jour

10 ans après l'enlèvement de son fils: un père ne perd pas espoir de le revoir un jour
Capture d'écran

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MONTRÉAL – Un père de famille privé de son fils depuis que la mère de l’enfant l’a enlevé il y a 10 ans compte sur le temps qui passe et ne perd pas espoir de le revoir, un jour pas si lointain.

Diego, le fils de Thomas Konigsthal, avait 18 mois quand il s’est envolé pour le Mexique, le 5 décembre 2007. Il n’y avait d’ailleurs rien d’anormal là-dedans, puisque le duo mère-fils avait l’habitude de déserter l’hiver québécois pour les chauds rayons du soleil mexicain, chaque année.

M. Konigsthal, qui les a rejoints pour environ un mois, ne se doutait pas en les quittant que c’était la dernière fois qu’il les voyait.

«En revenant en janvier, je suis retourné à mon appartement, à mon quotidien», a-t-il expliqué jeudi en entrevue à l’émission «Le 9 heures» de LCN. Le mois suivant, il recevait un courriel de sa conjointe l’avertissant qu’elle ne reviendrait pas. Après avoir longuement discuté ensemble, la femme d’origine mexicaine a décidé que l’enfant resterait avec elle, mais que le père pourrait les rejoindre s’il le voulait.

«Ça m’a pris trois à quatre mois à réaliser que c’était un enlèvement parental», a indiqué le père.

Il a alors entamé une procédure judiciaire pour rapatrier son fils, «mais ce sont des principes dans la loi... Il faut aussi de la bonne volonté, et c’est ça, la grande barrière que j’ai constatée», a-t-il poursuivi.

Il n’a jamais cessé d’essayer d’entrer en contact avec son fils, qui sera bientôt adolescent. Leurs conversations se déroulaient sur Skype, puis sur FaceTime et WhatsApp, mais son fils a fini par perdre intérêt envers ces sessions vidéo, et ils s’en sont remis à des correspondances écrites.

«Je ne suis pas certain si c’est lui qui répond, parce que je n’ai pas le moyen de voir son visage», a-t-il déploré.

Ses recours sont maintenant épuisés, et l’absence de l’enfant est toujours aussi lourde pour son cœur de papa. Philosophe, il s’en remet au futur et croit que le temps va jouer en sa faveur. «Au début, la grosse panique, c’était d’essayer de garder contact avec lui. [...] J’attends maintenant que lui, comme adolescent, il réalise qu’il veut voir son père.»