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Jean Tremblay défend ses décisions

Il rompt le silence un mois après les élections municipales

Jean Tremblay a défendu, hier matin, les décisions prises lors de la dernière année de son mandat.
Photo STéphane Bouchard Jean Tremblay a défendu, hier matin, les décisions prises lors de la dernière année de son mandat.

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Jean Tremblay a défendu hier toutes les décisions qu’il a prises avant son départ lors de sa première rencontre avec les médias depuis les élections qui ont rayé de la carte le Parti des citoyens de Saguenay.

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L’ex-maire de Saguenay ne comprend pas la commotion créée par le dévoilement au cours des dernières semaines des contrats de trois de ses proches collaborateurs, soit Ghislain Harvey, Francyne T. Gobeil et Louis Coulombe.

CLIMAT DE SUSPICION

M. Tremblay, qui arrivait tout juste de vacances, a d’abord reproché au nouveau conseil municipal d’être encore en campagne électorale. « Je m’aperçois que ça brasse plus que prévu à la Ville et qu’il y a un climat de suspicion qui m’apparaît anormal. Il y a des limites, là. »

Il s’explique mal les raisons pour lesquelles les élus s’insurgent contre les indemnités de départ accordées à Ghislain Harvey et Francyne T. Gobeil. M. Tremblay se demande même pourquoi l’administration de Josée Néron se débarrasse de personnes qu’il estime qualifiées.

« Il y a une purge qui se fait. [...] Une purge, ce n’est pas les gouvernements les plus honorables qui font ça » a déclaré M. Tremblay. Selon lui, il est normal d’accorder une prime à quelqu’un qui est forcé de quitter sans raison.

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L’ancien maire de la Ville ne se scandalise pas non plus des conditions d’embauche de Ghislain Harvey, même s’il admet aujourd’hui que ses différents contrats auraient dû être rendus publics plus rapidement.

Sur le fait que le contrat de M. Harvey a été modifié quelques mois avant les élections et que certaines clauses aient été effacées, Jean Tremblay n’y voit pas de problème.

« J’espère que [les contrats] sont en béton. On ne serait pas compétents si on ne faisait pas des contrats en béton », a-t-il indiqué.

Jean Tremblay cite celui avec qui il a passé sa carrière politique comme un des grands bâtisseurs de Saguenay, n’étant dépassé, selon l’ex-maire, que par l’illustre J.-É.-A. Dubuc, qui a donné son nom au pont reliant les deux rives de Chicoutimi.

« Ça prend du monde compétent », a répété M. Tremblay pour justifier les conditions accordées à Ghislain Harvey.

APPUI SANS RÉSERVE

Jean Tremblay donne toujours un appui sans réserve à ses anciens collaborateurs et aux employés de Promotion Saguenay. Il a parlé de Ghislain Harvey comme d’« une machine » et de Priscilla Nemey comme d’« une perle ».

Il a décrit toutes les personnes qu’il a engagées dans la fonction publique comme « ses amis », qualificatif qu’il a aussi accolé au directeur général de la Ville, à la greffière et à la trésorière. « Je ne suis pas assez cave pour nommer mes ennemis » a résumé l’ancien maire.

LETTRE À LA MAIRESSE

Jean Tremblay avait laissé une lettre adressée à Josée Néron sur le bureau du maire avant son départ. Il s’est dit surpris que la mairesse ne veuille pas la rendre publique.

« Je trouve ça drôle parce qu’elle a souvent évoqué la transparence. Je pense qu’entre deux dirigeants de la même Ville, les échanges qui se font, c’est quelque chose qui devrait être rendu public. »

Ce qu’il a dit

Sur le rôle de Ghislain Harvey 

« Il s’occupait des grands projets. Il en menait large. »

Sur le renouvellement de plusieurs contrats de sa garde rapprochée avant leur échéance 

« Admettez que personne n’avait vu venir Josée Néron à la Ville. »

Sur les modifications des lettres patentes de Promotion Saguenay 

« Là, vous en mettez. Jamais il ne nous est passé par l’esprit que Promotion Saguenay mourrait. Vous fabulez. »

Sur le changement de président de Promotion Saguenay à quelques jours des élections 

« Josée Néron a dit dans son programme qu’elle ne voulait pas être présidente. [...] Ce n’est pas une obligation que ce soit le maire qui soit président. »

Sur le comité de transition, qui a rendu un rapport dévastateur sur son administration 

« C’est mes ennemis jurés. Pensez-vous qu’ils allaient dire que c’était bien administré ? C’était déjà écrit, le rapport. »

Sur l’augmentation de la dette 

« La dette a augmenté, mais la valeur de la Ville a aussi considérablement augmenté. »