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Monnaie électronique: des artistes adoptent le Monero comme mode de paiement

Monero
Capture d'écran

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Une quarantaine d’artistes, dont Maria Carey, Marilyn Manson, Weezer et Dolly Parton, ainsi que des magasins en ligne ont accepté d’offrir la possibilité aux internautes d’utiliser la cryptomonnaie Monero pour faire des paiements sur leurs produits.

Neuvième monnaie électronique loin derrière la plus connue (Bitcoin), Monero a une capitalisation boursière d’environ 3,5 milliards $ US; il a un prix de 226 $ US, selon le magazine Forbes.

Admirateur de Monero, l'entrepreneur milliardaire Naveen Jain a lancé l’initiative Project Coral Reef avec le développeur de la monnaie, Riccardo «Fluffypony» Spagni pour inciter les internautes à se tourner vers cette cryptomonnaie confidentielle lancée par des passionnés qui militent pour plus de transactions privées. L’idée notamment est d’éviter des fraudes ou des brèches de sécurité comme ceux d’Equifax Target, Home Depot, a rapporté Forbes.

«L'un des grands défis que je vois avec les monnaies électroniques, c’est qu’elles ne sont pas acceptées partout», a déclaré Naveen Jain en entrevue.

Grâce à ce projet, 45 musiciens et cinq magasins en ligne acceptent pour la période des Fêtes les paiements en Monero et offrent même des rabais.

«Étant donné que Monero est l'une des cryptomonnaies les plus sûres, les plus sécurisées et les plus privées. C'est l'une des meilleures options pour mes fans en cette saison des fêtes et juste à temps pour mon nouvel album», a dit dans un communiqué la vedette du rap G-Eazy.

On ignorait cependant si ces célébrités retiraient un avantage financier direct pour s’associer à cette monnaie.

L’engouement pour les cryptomonnaies est sans précédent cette année. Depuis janvier, la valeur du bitcoin s’est par exemple multipliée par 15. Jeudi, la plus populaire des monnaies numériques au monde a atteint un sommet, soit 16 777,08 $ US, selon l’AFP.

Plusieurs analystes financiers ont mis en garde les investisseurs sur ce qu’ils considèrent comme étant une bulle qui risque d’éclater.

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a souligné que les transactions impliquant une monnaie virtuelle ne sont pas couvertes par le Fonds d'indemnisation des services financiers ni par le Fonds d'assurance-dépôts. Cela signifie que l’argent des investisseurs n’est pas protégé.