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Quand ta belle-fille te rejette

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J’en suis presque tombée en bas de ma chaise à la lecture de la lettre de Sonia tellement elle décrivait ma propre situation. Ça fait 22 ans que je suis avec mon conjoint. Il a une fille de 34 ans, un garçon de 31 ans et nous avons une fille de 20 ans. Nous avons payé une pension alimentaire pour ses deux enfants jusqu’à la fin de leurs études ainsi que pour son ex-femme. Ces montants assumés chaque mois, l’équivalent d’une hypothèque, on fait en sorte que maintenant dans la cinquantaine, on n’a rien devant nous. Je ne m’en suis jamais plaint, tout en voyant le temps filer, parce que j’aimais mon conjoint par-dessus tout.

Maintenant que les enfants sont adultes, sa fille fête son père en invitant toujours sa maman, alors que moi je ne suis plus invitée chez elle sous prétexte que je salissais et brisais son plancher avec mes belles petites bottines. Dans les faits, comme elle ne m’a jamais aimée, elle a trouvé le moyen de m’insulter devant tous ses invités lors d’une de nos visites. Moi qui ai toujours essayé de rester neutre puisque je n’aime pas la chicane, j’ai dit à mon conjoint que je ne retournerais plus jamais chez sa fille avant qu’elle ne se soit excusée. Et nous sommes partis.

Elle ne s’est jamais excusée et elle a dit à son père que c’était moi le problème. Ainsi elle est débarrassée de moi, car vous pouvez être sûre que je ne retournerai jamais chez elle. Mais là où ça me blesse le plus, c’est que mon conjoint ne sait plus quel côté prendre. Il est déchiré entre sa fille et moi. Quant au frère, il a choisi le camp de sa sœur en me traitant de « crisse de folle » et en demandant à son père de me laisser partir seule.

Vous ne pouvez imaginer ma peine devant tant de méchanceté. Elle manipule son père en lui demandant de venir garder ses enfants même si on habite loin, l’incitant ensuite à dormir chez elle, souvent en présence de son ex-femme. Ce qui est d’autant plus particulier, c’est que le chum de sa mère n’est plus invité chez elle non plus. À croire qu’elle l’a tassé lui aussi. Et c’est moi qui passe pour la méchante alors que sa fille passe pour une sainte.

Pendant ce temps-là, je me sens blessée de ne pas posséder ma maison moi aussi et de n’avoir pas un sou pour ma retraite qui arrive à grands pas. J’ai donné à l’univers le mandat de s’occuper de cela. Je reste donc neutre, car je ne veux pas rester en colère, ce n’est pas bon pour ma santé.

Anonyme

Qu’est-ce que vous attendez pour confronter votre conjoint ? C’est lui qui a profité de votre mollesse pendant toute votre vie commune pour vous faire assumer ses obligations financières et alors que vous êtes sans un sou devant vous, il en rajoute en ne faisant pas savoir à sa fille que si elle le veut lui, il doit venir avec vous. Et de grâce, arrêtez-moi la pensée magique. On ne remet pas entre les mains du destin les choses que l’on doit faire soi-même pour soi-même.