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Un peintre acquitté d’avoir fabriqué un faux Riopelle

Michel Vermeulen
Photo Michaël Nguyen Michel Vermeulen
Artiste-peintre

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L’artiste peintre accusé d’avoir un fabriqué un faux Riopelle et d’avoir tenté de le vendre sur internet s’en est sorti avec la déjudiciarisation du dossier.

« C’est une décision raisonnable qui sert la saine administration de la justice », a déclaré Me Mia Manocchio, hier au palais de justice de Montréal.

Michel Vermeulen en a terminé avec la justice, lui qui était accusé de fabrication de faux et d’utilisation de faux.

Cette accusation avait soulevé de nombreuses questions. Pourquoi cet artiste, qui affirme dans son CV avoir exposé partout dans le monde, aurait-il peint une toile en la signant au nom du grand peintre Jean-Paul Riopelle ?

Riopelle est un peintre québécois mondialement connu, qui a eu droit à des funérailles nationales après son décès en 2002. En mai dernier, une de ses toiles avait été vendue pour 7,4 M $, prenant ainsi la deuxième place des œuvres d’art les plus chères au Canada.

eBay

L’œuvre avait été mise en vente sur eBay pour la somme de 300 000 $. Il n’y a eu aucun acheteur, la page de la vente a rapidement été retirée, mais cela avait attiré l’attention des autorités qui avaient accusé Vermeulen.

Son procès devait commencer dans quelques mois, mais toute l’affaire s’est réglée avec la déjudiciarisation du dossier, étant donné que Vermeulen y était admissible. Il a été acquitté des accusations qui pesaient contre lui. « Je suis très content », a lancé Vermeulen. Ses avocats

Mia Manocchio et Yves Ménard se sont aussi montrés satisfaits de la décision de la Couronne, d’autant plus qu’elle « n’était pas obligée de faire ça », ont-ils fait savoir, tout en ajoutant que Vermeulen ne reviendra probablement pas devant un juge.

Restitution

En plus d’avoir été acquitté, il pourra également récupérer sa toile qui avait été saisie par les autorités.

Mais avant d’en reprendre possession, il n’aura pas le choix que d’enlever la signature au nom de Riopelle. Il devra donc se rendre dans la voûte de police avec ses outils, et procéder aux changements jusqu’à ce que les autorités soient satisfaites.

« Il pourra récupérer la toile après la modification effectuée », a ordonné la juge Johanne St-Gelais.

Tout sourire d’avoir mis fin à ses démêlés judiciaires, Vermeulen a fait savoir que ces conditions ne lui posaient aucun problème.