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Harcèlement: le ministre Leitao vient à la défense de Revenu Québec

Le ministre Carlos Leitao
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark Le ministre Carlos Leitao

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Le ministre Carlos Leitao qualifie de «loufoques» les accusations de deux syndicats selon lesquels une véritable culture du harcèlement «gangrène» Revenu Québec.

Après le syndicat des fonctionnaires (SFPQ) mercredi, celui des professionnels du gouvernement (SPGQ) a attaqué l’Agence du revenu (ARQ) sur ce front au sujet du harcèlement psychologique au travail, jeudi.

En matinée, le syndicat a publié un communiqué incendiaire sur le sujet, multipliant les reproches à l’employeur dans sa gestion de ces cas de harcèlement, «notamment à caractère sexuel» : «tentatives de musellement», manœuvres pour «protéger les représentants patronaux harceleurs».

Le syndicat note avoir déposé une «pluie de griefs d’abus de droit de gérance et de tentative de camouflage». En tout, 30 griefs auront été produits depuis 2015.

Le ministre des Finances Leitao s’est dit préoccupé par les accusations, mais n’y croit pas vraiment.

«Si c’était le cas, ça serait extrêmement sérieux. De ce que je connais de l’équipe de direction de Revenu Québec, une telle accusation me semble complètement loufoque.»

La direction sur la défensive

Les accusations du SPGQ s’ajoutent au cas, dévoilé par notre Bureau d’enquête mercredi, de harcèlement psychologique à caractère sexuel.

Dans celui-ci, c’est le SFPQ qui défend la victime ; ces derniers réclament maintenant un dédommagement pour les préjudices subis.

Cette tempête a conduit le PDG de Revenu Québec Éric Ducharme à expédier une «mise au point» aux quelque

11 000 employés de l’agence afin de les rassurer quant au traitement des plaintes. «Je tiens à vous assurer que tous les dossiers de harcèlement au travail sont traités en conformité avec les processus établis, et ce, en toute équité», écrit M. Ducharme.

La porte-parole de l’ARQ Geneviève Laurier soutient que les accusations des syndicats sont mensongères et font partie d’une campagne de dénigrement de la part du SPGQ dans un contexte de négociation de convention collective. Ses membres sont sans convention collective depuis 18 mois.

Quant aux 30 griefs mentionnés par le SPGQ, Mme Laurier souligne qu’il n’y en a aucun étant à caractère sexuel.