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Harry Shipp n’a pas oublié Montréal

Le milieu de terrain a trouvé sa niche chez les Sounders de Seattle

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Photo d’archives, Joël Lemay L’ancien joueur de l’Impact Harry Shipp se plaît avec les Sounders de Seattle.

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TORONTO | Harry Shipp n’a pas oublié Montréal, là où il a traversé une saison pour le moins décevante en 2016 chez l’Impact.

Le 22 décembre dernier, le onze montréalais l’échangeait aux Sounders de Seattle en retour d’argent en allocation générale. Depuis, il vit de bons moments sur la côte ouest américaine. Des meilleurs qu’au Québec, mais il n’en garde aucune amertume.

Son arrivée chez l’Impact était attendue après le succès qu’il avait connu sous les couleurs du Fire de Chicago. La saison 2016 n’avait pas été à la hauteur des attentes pour le milieu de terrain de 5 pi 9 po et 145 livres. À ses 27 matchs, il n’avait marqué que deux buts et amassé trois passes sous les ordres de Mauro Biello.

« C’était une belle expérience pour la maturité, a exprimé Shipp qui était âgé de 24 ans à son arrivée à Montréal. Je n’avais pas joué mon meilleur soccer. Cette saison-là m’a permis de grandir autant comme joueur qu’individu. »

Ayant grandi dans la grande région de Chicago et évolué au sein de l’équipe de sa jeunesse, il avait mal géré sa transplantation de la Ville des Vents. Il ne s’était jamais enraciné à Montréal. Certains pointeront ce mal du pays...

De retour aux États-Unis, il s’est mieux acclimaté à sa nouvelle vie dans le nord-ouest du Pacifique. « Tout va bien depuis que je suis là. J’aime ma vie à Seattle, a-t-il assuré. Je suis dans une bonne équipe. Nous avons quelques nouveaux joueurs et nous vivons avec la pression de défendre notre titre de la Coupe MLS. »

« Je connais mon rôle dans une formation remplie de talent, a-t-il ajouté. Je suis capable de jouer de grosses minutes dans les moments importants. »

En saison régulière, Shipp a obtenu 11 départs et joué 18 matchs au cours desquels il a marqué deux buts et amassé une passe décisive. Depuis le début des séries, il a pris part à trois des quatre matchs des Sounders, récoltant deux aides.

Vengeance

Ce week-end, il se retrouve sur les lieux où il a joué son dernier match portant le dossard du onze montréalais. L’Impact avait plié les genoux en encaissant trois buts dans les arrêts de jeux du match retour en finale d’association face au Toronto FC l’an dernier. Il était sauté sur la pelouse du BMO Field en fin de deuxième demie.

Il espère bien crier vengeance cette fois en souhaitant un résultat fort différent. S’il devait remporter la Coupe MLS, ce serait le nouveau fait saillant de sa jeune carrière. Il y a quelques années, il avait raconté avoir vécu son plus grand moment en remportant le championnat de la NCAA chez les Fighting Irish de l’Université Notre Dame à sa dernière saison en 2013. C’était le premier titre dans l’histoire du programme du réputé établissement de l’Indiana.

« Ce nouvel exploit surpasserait certainement ce championnat universitaire ou il viendrait à égalité, a plaisanté l’Américain âgé de 26 ans qui avait ensuite connu une saison recrue du tonnerre chez les pros. Je vais toujours me rappeler de cette année-là. Je jouais dans un environnement extraordinaire et avec mes amis. »

La vie change rapidement. Depuis, il en est à sa troisième formation dans la MLS. En rentrant à Seattle avec la coupe, selon son souhait, ce sera ensuite le moment de vivre une nouvelle étape dans sa vie personnelle. Il joindra son destin à celui de sa fiancée, Maria Kosse.

Il avait justement planifié ce mariage dans la semaine après la finale du circuit. Qui sait, le destin frappera-t-il peut-être deux fois en très peu de temps ?