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Une journée triste pour Québec

Centre Videotron
Photo d'archives Les gens de Québec pourraient attendre encore plus longtemps que prévu avant de voir une équipe de la LNH établir domicile au Centre Vidéotron.

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Le processus d’expansion lancé seulement pour Seattle, jeudi, et pour lequel Québec a été écarté démontre que la Vieille Capitale n’est rien d’autre qu’une roue de secours pour Gary Bettman et la LNH.

Le constat est désolant, mais frappant. Lors de l’évaluation des candidatures de Vegas et Québec il y a deux ans, l’homme d’affaires Bill Foley ne se gênait pas pour commenter le dossier dans les médias, parlant même souvent au futur plutôt qu’au conditionnel.

À Québec, toutefois, la ligne était bien différente. Personne n’osait parler de peur de déplaire au commissaire de la LNH.

Deux ans plus tard, c’est le même scénario. Gary Bettman a parlé du marché de Seattle avec beaucoup d’enthousiasme tandis qu’il s’est fait très peu bavard lorsque questionné sur la ville de Québec.

D’un côté, je reconnais que Seattle est un choix logique pour les gouverneurs de la LNH. C’est un marché de sport qui a fait ses preuves et sa proximité avec Vancouver pourrait créer une intéressante rivalité entre les deux marchés.

TOUT CUIT DANS LE BEC

Ce qui me chicote, toutefois, est qu’on semble avoir déroulé le tapis rouge pour Seattle, hier, alors que Québec tente depuis des années de retrouver ses Nordiques.

Il semble que le chemin soit déjà tout tracé pour les hommes d’affaires David Bonderman et Jerry Bruckheimer. C’est à se demander si la LNH ne les accompagnera pas dans ce « processus » jusqu’à ce qu’ils obtiennent officiellement la 32e concession de la LNH qui devrait faire ses débuts lors de la saison 2020-2021.

Pendant ce temps, on effleure le sujet de Québec. On continue de dire qu’il s’agit d’un bon marché de hockey.

De l’externe, la Vieille Capitale semble ne devenir qu’une simple carte que Gary Bettman utilise en dernier recours afin de mettre de la pression sur certains marchés un peu plus moribonds.

UN DÉMÉNAGEMENT

Il reste encore de l’espoir, mais la flamme commence à s’éteindre. Que reste-t-il donc, pour Québec ?

En prenant en considération que Seattle fera son entrée dans la LNH et, par le fait même, comblera l’inégalité des associations, la seule option de revoir les Nordiques un jour sera par la voie d’un déménagement.

Toutefois, comme si ce n’était pas assez, les Hurricanes ont confirmé jeudi que l’homme d’affaires Tom Dundon se portait acquéreur de 52 % des parts de l’équipe et qu’il s’engageait à ce que l’équipe demeure en Caroline au moins pour les sept prochaines années.

Les Coyotes de l’Arizona sont donc l’équipe la plus susceptible un jour de déménager. Mais quand ? Sans compter que la ville de Houston a fait son entrée dans la danse au cours des derniers mois.

ESPOIR

Comme vous le savez, j’ai toujours été très attaché à la ville de Québec et aux Nordiques. Depuis le début, je le répète, je crois au retour d’une équipe de la LNH.

Malgré tout le négatif qui s’abat sur la tête des gens de Québec depuis quelques mois, je demeure confiant.

En fait, je le serai tant et aussi longtemps que les décideurs impliqués de près dans le dossier, soit Québecor et la ville de Québec, ne sortiront pas publiquement pour mettre un terme au rêve de revoir les Nordiques.

Car je pense toujours que Québec mérite plus que tout de ravoir son équipe.

- Propos recueillis par Kevin Dubé

Les échos de Bergie

Des décisions à prendre

La défaite de jeudi face aux Flames doit avoir un goût amer pour le Canadien qui se doit de gagner ses matchs à domicile s’il espère faire les séries. D’ailleurs, le match contre Calgary a de nouveau exposé le problème à la défensive de l’équipe. À ce sujet, j’ai hâte que le Canadien établisse un alignement définitif et décide d’aller à la guerre avec les joueurs en place plutôt que d’insérer et de retirer des joueurs à tous les matchs. Qu’on dise aux Daniel Carr ou Victor Mete qu’ils font partie des plans et qu’on travaille avec ces joueurs plutôt que de jouer à la chaise musicale.

Markov déçu

Andrei Markov s’est livré à Jonathan Bernier du Journal de Montréal et a mentionné être déçu de ne pas avoir été respecté par le Canadien de Montréal. Il est clair qu’il a son idée de l’organisation et il s’agit de sa version à lui. Il faut admettre que Markov a été très important pour le Canadien. Après tout, il a permis aux Mike Komisarek, Craig Rivet, Mark Streit ou Sheldon Souray de bien paraître et de décrocher de lucratifs contrats par la suite. Sa carrière avec le Canadien a été sans reproche. Il devient clair maintenant que le Canadien et Marc Bergevin avaient toutefois décidé de passer à autre chose. Force est d’admettre aujourd’hui que ce ne fut pas la bonne décision, car Markov serait fort utile à la brigade défensive montréalaise cette saison.

Équipe Canada junior

J’ai été déçu de constater que seulement deux joueurs québécois, Maxime Comtois et Samuel Harvey, avaient été invités au camp d’entraînement d’Équipe Canada Junior. C’est malheureux, mais je ne blâmerai pas les dirigeants de l’équipe, dont Dominique Ducharme et Joël Bouchard. Je suis persuadé qu’ils auraient aimé inviter plus de joueurs de leur ligue au camp. Toutefois, la cuvée 1998 ne semble pas être la plus forte au Québec ce qui a largement restreint leurs choix. Après tout, ce qu’on me dit c’est que les deux ou trois prochaines années seront excellentes pour le Québec au Mondial junior.