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«Un public qui hurle, ça me nourrit» - Gregory Charles

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Gregory Charles est comme un poisson dans l’eau sur une scène. Dès mardi soir et pour le reste du mois de décembre, c’est le Capitole qui deviendra sa deuxième maison.

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La seule chose dont vous pouvez être certain si vous assistez à l’un des concerts que donnera Gregory Charles dès mardi soir au Capitole, dans le temps des Fêtes, c’est que ça va débuter à 20 h. Pour ce qui est du choix des chansons et surtout de l’heure de la tombée du rideau, rien n’est jamais coulé dans le béton avec le roi de l’interactivité.

Au bout du fil, Gregory Charles se rappelle avec amusement de soirées qui se sont étirées jusqu’au petit matin aux portes du Vieux-Québec. Un concert s’est même déjà terminé à 4 h du matin.

Que voulez-vous, quand la foule en redemande, il est incapable de dire non.

« Il y a eu un moment légendaire à Québec. On a fait la dernière toune, on a salué, nous sommes sortis, mais on recevait des applaudissements monstres. Je suis revenu avec les musiciens et on a continué pendant une autre heure. À un moment donné, je me suis retourné vers un de mes musiciens, mais il n’était pas là. Il était parti après notre salut et il était déjà dans sa chambre. On est allé le chercher pour qu’il revienne. »

« Un public qui hurle, ça me nourrit, enchaîne-t-il. J’aurais adoré faire partie d’un band comme Coldplay, U2 ou les Beatles. Quand les gens crient et qu’ils en veulent encore, ça les anime et ça les rend heureux. Ce genre d’euphorie me fait capoter. »

DJ Gregory

Mais étirer un concert, ça épuise même le plus endurant des musiciens. Question d’épargner ses compagnons de scène sans s’empêcher de veiller tard pendant sa résidence au Capitole, Gregory Charles a sorti un nouveau lapin de son chapeau : il va conclure ses concerts avec un « DJ set ». Une première.

« J’en fais depuis que je suis petit, mais jamais je ne l’avais fait publiquement », révèle-t-il.

Une affaire de sept

Qu’il joue les DJ ou assis au piano, Charles puisera dans son inépuisable répertoire. Or, si le menu musical est appelé à changer d’un soir à l’autre, il suivra une certaine logique mathématique.

« Je suis comme un joueur de cartes. Les sept sont frimés. Donc, ce qui s’est passé en 2017 m’intéresse (vous pouvez gager un deux que vous allez entendre Despacito), mais aussi ce qui est arrivé en 2007. Il y a exactement dix ans, c’était l’année Amy Winehouse. Il y a vingt ans, c’était Aerosmith et le triomphe de Céline avec My Heart Will Go On. En 1987, c’était l’année de l’album The Joshua Tree, de U2. En 1977, c’était la méga année des Bee Gees et la musique de Saturday Night Fever », détaille Gregory Charles, qui entend nous ramener ainsi jusqu’en 1957.

Pas de doute, les soirées vont s’étirer au Capitole en décembre.

Gregory Charles Live, Le party du temps des Fêtes, sera présenté les 12, 13, 14, 16, 19, 20, 22, 23, 28, 29, 30 et 31 décembre, au Capitole de Québec, à 20 h. À noter que la représentation du 31 débutera à 21 h 30.

Le chanteur beauceron Robby Johnson payera une visite à son ami Gregory chaque soir.

Les genres musicaux vus par Gregory

Robby Johnson et Gregory Charles feront équipe sur la scène du Capitole.
Photo d’archives
Robby Johnson et Gregory Charles feront équipe sur la scène du Capitole.

 

Gregory Charles connaît par cœur des milliers de chansons dans tous les genres musicaux. Le Journal lui a donc demandé ce qui lui vient spontanément en tête lorsqu’on lui mentionne six genres bien précis.

Pop :

« Taylor Swift. Elle a beau être une chanteuse country, c’est quand même elle qui maîtrise le plus ce qu’est un phénomène populaire. Katy Perry aussi. »

Rock :

« U2. Je pense que ce sont les derniers de leur gang. C’est devenu vintage, le rock. »

Soul :

« Difficile. On a perdu beaucoup de monde dans la dernière année, comme Sharon Jones et Charles Bradley. »

Hip-hop :

« Mainstream. Au Québec, l’ADISQ a prouvé que Alaclair ensemble et les bands de hip-hop sont maintenant dans le mainstream. Pas pour ma génération, mais certainement pour celle qui me suit. »

Jazz :

« Ce fut une bonne année pour le jazz. Surtout que celui de 2017 est moins compartimenté. On a passé 25 ans à faire du jazz fusion, du jazz nouveau. Tout le monde s’obstinait. On dirait que maintenant, le jazz s’est réuni. »

Country :

« Charley Pride. C’est à travers lui que j’ai découvert le country parce que mon père, étonnamment, était un amateur de musique country. Et il n’y avait pas des millions de chanteurs noirs qui faisaient du country. Moi, je suis un méga gros fan du groupe Alabama. »