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Saint-Hyacinthe: Une école jugée dangereuse

Des élèves déménagés d’urgence en Montérégie

Construite en 1948, la fondation du pavillon Saint-Joseph a été jugée non sécuritaire.
Photo collaboration spéciale, Carl Vaillancourt Construite en 1948, la fondation du pavillon Saint-Joseph a été jugée non sécuritaire.

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SAINT-HYACINTHE | Une soixantaine d’élèves de première et deuxième années ont dû changer d’école en toute urgence, car la fondation du bâtiment constituait un danger pour eux.

Les parents dont les enfants fréquentaient le pavillon Saint-Joseph de l’école des Passereaux de Saint-Hyacinthe ont été avisés vendredi soir par courriel que l’édifice âgé de 70 ans serait fermé à compter de lundi pour des raisons de sécurité. Les élèves ont été relogés au pavillon Maurice-Jodoin situé à 100 mètres.

Comme il n’y avait que deux classes disponibles dans la nouvelle école, certains jeunes ont été installés à la bibliothèque.

Selon ce qu’on a appris, la structure de la bâtisse présentait un risque d’effondrement en raison de l’âge, une information nuancée par la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe CSSH, qui refuse de dévoiler le rapport de l’expert. Selon la Commission scolaire, le pavillon a été fermé à titre préventif.

Les parents mitigés

« Les ingénieurs nous ont informés que si jamais il y avait un tremblement de terre, on ne saurait pas comment le bâtiment pourrait réagir », a expliqué la porte-parole de la CSSH, Sagette Gagnon.

Les parents rencontrés mardi ont apprécié la vitesse avec laquelle l’établissement a pris la situation au sérieux.

« Dès qu’ils ont pris connaissance du rapport, ils nous ont informés. Ils n’ont pas niaisé une seconde », a expliqué Cyntia Lafleur, la mère d’un enfant qui fréquente le service de garde au pavillon Saint-Joseph.

Certains parents sont toutefois inquiets de ce qui va se passer après le retour des Fêtes, puisque la situation actuelle est temporaire jusqu’au 22 décembre, d’après le courriel envoyé.

« Je demeure à Upton [à 26 km de l’école]. Mon horaire de travail est complexe et celui de ma conjointe aussi. Ça pourrait devenir compliqué si on le change d’école à ce temps-ci de l’année. On vit dans l’incertitude en même temps », a expliqué Mathieu Raymond, qui a un fils en première année.

Demande de subvention retirée

Selon la porte-parole de la CSSH, quelques options seront présentées aux parents lors d’une réunion spéciale ce soir.

La Commission scolaire a confirmé que des travaux de réfection avaient été planifiés en août dernier. Ceux-ci étaient estimés à environ 2,2 millions $.

L’école aurait eu droit de demander une subvention pour les futurs travaux. Toutefois, la CSSH a retiré sa demande à la dernière minute.

« Le département des ressources matérielles n’était pas suffisamment certain du montant », a expliqué Mme Gagnon.