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La création dans une autre dimension

L’art et la science se fusionnent pour donner naissance à une nouveau projet

Les œuvres d’Éric Dupont et Étienne St-Amant prennent une tout autre envergure avec des lunettes 3D.
Photo Stevens Leblanc Les œuvres d’Éric Dupont et Étienne St-Amant prennent une tout autre envergure avec des lunettes 3D.

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La création d’œuvres d’art prend une autre dimension. Jamais la science et les arts n’ont été aussi fusionnels que dans le projet des scientifiques et artistes-peintres Éric Dupont et Étienne St-Amant, qui ont travaillé d’arrache-pied pour concevoir des œuvres en trois dimensions faites à partir d’œuvres déjà existantes... et de formules mathématiques.

Leurs six premières œuvres en duo, qui prennent une autre envergure avec des lunettes 3D, sont exposées à la Galerie Beauchamp de la rue Saint-Pierre, dans le Vieux-Québec. Ce type d’œuvre est relativement nouveau : le duo réinvente complètement la façon de faire des toiles.

Il s’agit d’une impression sur feuille d’aluminium, qui propose jusqu’à 12 plans de profondeurs, qui ont été réalisés par ordinateur à l’aide de logiciels et de formules mathématiques. Ils ont développé eux-mêmes leur procédé, sur lequel ils planchent depuis trois ans, qui est d’ailleurs assez complexe.

L’entrepreneur et scientifique Éric Dupont est bien connu à Québec en tant qu’artiste-peintre depuis quelques années. Il explore les thématiques de l’infiniment grand et de l’infiniment petit dans ses toiles habituelles, peintes à l’huile. L’inspiration de Riopelle est évidente.Pour sa part, Étienne St-Amant est un mathématicien, qui a fait de la recherche en imagerie médicale, et qui se consacre à l’art à temps plein depuis 2011.

Création en duo

À partir d’une section d’œuvre déjà existante d’Éric Dupont, Étienne St-Amant a retravaillé l’image, les couleurs et la profondeur avec des logiciels et ses propres formules mathématiques. « J’ai fini par trouver plusieurs pistes de création possibles. Éric est ensuite venu chez moi et on a créé les six œuvres en rafales ensemble, pendant quelques jours », explique-t-il.

Les œuvres d’Éric Dupont et Étienne St-Amant prennent une tout autre envergure avec des lunettes 3D.
Photo Stevens Leblanc

Bien que ces toiles aient été conçues « scientifiquement », ce qui importe, au final, c’est l’émotion. « Le résultat est riche en complexité, mais riche en émotions également. On veut des œuvres complexes, mais aussi abstraites et émotives. »

Puisque personne ne se promène dans sa maison avec des lunettes 3D, l’aspect en deux dimensions n’a pas été négligé par les créateurs. L’esthétisme est au rendez-vous et les couleurs, d’une rare vivacité.

Un nouveau mouvement ?

Ensemble, ils souhaitent rien de moins que de lancer un nouveau mouvement artistique, le dualisme, un peu comme on a vu apparaître les mouvements impressionnistes ou cubistes, par exemple. Ils se considèrent comme dualistes pour l’opposition de l’infiniment grand et de l’infiniment petit dans leur travail, pour l’opposition de la science et de l’art, et pour leur travail en tandem.

« J’ai même protégé la marque de commerce des dualistes, affirme Éric Dupont. Le 3D, on aimerait ça fixer ça à un mouvement. C’est un travail unique. On veut le proposer aux musées. »

L’intérêt pour leurs œuvres s’est fait ressentir jusqu’à Toronto. « Et on a déjà des commandes pour des grands formats », ajoute Éric Dupont.


► Les œuvres sont exposées à la Galerie Beauchamp, au 69, rue Saint-Pierre.