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Fred Pellerin remet ses souliers de conteur

Un village en trois dés s’amène au Grand Théâtre

Fred Pellerin est arrivé au Québec avec un spectacle qu’il a présenté, dans une version tronquée, 27 fois en France.
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean Fred Pellerin est arrivé au Québec avec un spectacle qu’il a présenté, dans une version tronquée, 27 fois en France.

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Fred Pellerin s’amène au Grand Théâtre de Québec avec un nouveau spectacle de contes bien rodé, présenté 37 fois en France et au Québec, et qui va évoluer au fil des représentations.

Le conteur de Saint-Élie-de-Caxton s’installera à la salle Louis-Fréchette pour quatre représentations, à partir de mardi, avant d’y revenir pour des supplémentaires les 22 mars et les 6, 7, et 8 décembre 2018.

« Nous sommes encore en début de parcours, avec un spectacle que l’on va présenter plus de 300 fois, et ça va vraiment bien jusqu’à maintenant. Les critiques ont été bonnes partout et les billetteries s’enflamment », a lancé le conteur de Saint-Élie-de Caxton, lors d’un entretien.

Fred Pellerin est arrivé au Québec avec un spectacle qu’il a présenté, dans une version tronquée, 27 fois en France.

« Le spectacle est rodé comme jamais et je me demande pourquoi je n’ai pas fait ça de cette façon avant », a-t-il indiqué.

Ce nouveau spectacle de contes, intitulé Un village en trois dés, qui suit une tournée de 40 concerts musicaux, s’intéresse à la naissance des villages québécois.

L’idée de ce spectacle a vu le jour lorsque le conteur a appris que les premières pages de l’histoire du village de Saint-Élie-de-Caxton, qui a vu le jour le 12 avril 1865, avaient été arrachées.

« On n’a aucune idée de la façon dont est né le village. Ce qui m’a amené à me poser des questions sur pourquoi on décide, un jour, de former un village. Et cette zone grise était un beau terrain de jeu pour un conteur, dont je suis », a-t-il expliqué.

En évolution

Avec ce spectacle de contes, le sixième de sa carrière, Fred Pellerin renoue avec des zones d’émotion qu’il avait volontairement mises de côté depuis L’Arracheuse de temps, présenté en 2008, qui parlait de la mort.

« Il y avait des moments pesants dans ce spectacle présenté presque 400 fois. J’allais creux et j’ai joué dans ce bobo-là très longtemps. Je ne voulais plus aller dans ces endroits. Je n’ai pas de formation de comédien et on dirait que je dois ressentir les choses pour pouvoir les faire sentir. Avec le temps qui a passé depuis, j’ai réussi à retoucher un peu à ces émotions et je pense que ça donne une belle largeur au show », a-t-il expliqué.

Avec un spectacle qui sera sur la route pour une longue série de représentations, Fred Pellerin raconte que certains éléments l’empêchent d’être sur le pilote automatique.

« Je me déjoue moi-même et c’est un spectacle qui bouge et qui évolue. Quand je me trouve plus drôle dans une niaiserie, je l’enlève et j’en trouve une nouvelle. Il y a aussi un certain renouvellement qui se fait avec un public différent et qui change à toutes les représentations. Le Grand Théâtre le jeudi et le Grand Théâtre le samedi, c’est deux Grands Théâtres. C’est comme l’été et l’hiver », a-t-il analysé.