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Il a incité un garçon à avoir des contacts sexuels

Vincent Arcand
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Vincent Arcand

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Un homme «aux idées suicidaires» qui «désire rester adolescent et ne pas vieillir» a été trouvé coupable d’avoir leurré un adolescent via Facebook en 2013 et de l’avoir incité a des contacts sexuels.

C’est en compagnie de son père et de sa mère que Vincent Arcand, 30 ans, s’est présenté au palais de justice pour connaître le verdict du juge Alain Morand à la suite d’un procès qui s’est déroulé en avril dernier.

Dans un jugement d’une dizaine de pages, le président du Tribunal a rappelé que c’est en empruntant une fausse identité, soit celle de «Jessica», que Arcand a appâté sa jeune victime alors âgée de 13 ans.

«Rapidement, les échanges tournent à la sexualité et l’accusé, sous les traits de Jessica, laisse voir que la victime pourrait obtenir des faveurs de sa part», a résumé le magistrat.

Des photos puis des échanges vidéos ont eu lieu entre l’accusé et la victime puis, cette dernière a été invitée à se rendre dans un parc à la suite d’un jeu de «vérité-conséquence» pour y rencontrer la supposée Jessica et son ami Vincent.

La vigilance des parents a toutefois fait achopper cette rencontre et les policiers ont été avisés du leurre dont a été victime leur fils. 

À la suite d’une perquisition effectuée au domicile des parents de Arcand, chez qui l’homme résidait, les policiers ont été à même de retrouver deux ordinateurs et des téléphones cellulaires qui ont été utilisés pour communiquer avec l’enfant.

Plusieurs documents contenus dans des fichiers ont aussi été trouvé dans lesquels Arcand évoque «des idées suicidaires, son désir de rester adolescent et de ne pas vieillir, son attirance pour les personnes plus jeunes que lui, son penchant pour aimer un garçon de 16 ans, son absence d’empathie pour la douleur des autres et son envie de faire souffrir autrui», est-il résumé dans le jugement.

Rappelons qu’un mois après le leurre, Arcand avait été arrêté au Domaine de Maizerets, secteur de l’Arboretum avec un enfant de dix ans alors que tous deux prenaient place sur la banquette arrière d’une voiture. 

Lorsque les policiers ont cogné à la fenêtre du véhicule, ils ont vu l’enfant «qui tient un ordinateur sur ses genoux et, tout à côté de lui, l’accusé qui est à moitié couché et en sueur».

À la suite de cette arrestation, Arcand s’était engagé, pour une période d’un an, à «s’abstenir de se livrer à des activités qui entraînent des contacts avec des personnes masculines de moins de 16 ans, notamment en utilisant un ordinateur».