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Une équipe à l’avant-garde

L’innovation et la créativité sont dans l’ADN des représentants publicitaires du Journal depuis le début

Quebec
Photo Stevens Leblanc Michel Forgues, représentant publicitaire pour Le Journal (à gauche), et ses anciens collègues ont vu leur métier se transformer plusieurs fois au fil des années. De gauche à droite, après M. Forgues : Jeannot Bergeron, Pierre Robitaille, Guy Bergevin, Pierre Gagnon, Lyne Pelletier, Raynald Chabot et Pierre Lavoie.

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De la dactylo au numérique, le métier de représentant publicitaire a bien changé depuis le premier exemplaire du Journal, il y a 50 ans. Ça tombe bien : l’équipe des ventes carbure depuis toujours aux nouveaux défis.

C’est en effet à la machine à écrire qu’on réalise les premières publicités. Tout se fait « à la mitaine », et le plus souvent, à l’interne. Malgré ces limitations techniques, l’équipe des ventes se démarque par sa créativité et sa forte présence sur le terrain.

« On était une équipe très agressive. On était sur le terrain à temps plein et on ne laissait de place à personne », se rappelle Lyne Pelletier, qui a fait carrière pendant 37 ans au Journal.

Il faut rencontrer les clients plusieurs fois, en personne, pour recueillir les idées, faire approuver les esquisses et percevoir les chèques. « Il fallait les voir régulièrement, car l’ordinateur n’existait pas. Alors pour toutes les épreuves, on allait voir les clients. La relation était très différente », se souvient Mme Pelletier.

Un travail exigeant, qui déborde souvent des heures de bureau. « J’ai vu des représentants finir à minuit le soir pour préparer leurs annonces », explique un autre retraité, Guy Bergevin.

Il faut dire que, dans l’immobilier ou le commerce, la tâche est parfois titanesque. « [Les annonceurs] mettaient 90, 100 items par page. C’était tout collé sur un petit morceau de papier », souligne son collègue Pierre Robitaille.

La technologie débarque

L’arrivée de l’ordinateur et des moyens de communication modernes met fin à ces méthodes rudimentaires et entraîne un gain de temps considérable. « Aujourd’hui, tu pèses sur le piton, et l’annonce arrive ! », illustre Pierre Gagnon.

« On perdait moins de temps et on vendait plus », résume M. Bergevin. Sauf que les nouvelles technologies complexifient à leur tour le travail des représentants, qui ont dû se familiariser avec la publicité en ligne et faire face à l’immense concurrence qui émane du web.

« C’est comme une jungle. Si tu veux survivre, il faut que tu t’adaptes et il faut aimer apprendre, parce que c’est sûr qu’il y a des affaires qui sont complètement nouvelles pour nous », explique Michel Forgues, toujours en poste, 32 ans après son arrivée.

Les lancements d’un nouveau site web, en 2014, et de l’application J5 offrent de nouvelles possibilités aux lecteurs et permettent à l’équipe des ventes de tirer son épingle du jeu dans ce nouvel environnement.

« C’est ce qui est plaisant dans notre travail. Ce n’est pas monotone, il y a toujours une évolution au niveau des ventes », mentionne M. Forgues. Le Journal de Québec offre maintenant une multitude de produits à ses annonceurs sur ses plateformes numériques.

Un travail essentiel

Au fil des ans, le nombre de représentants qui composent le département des ventes s’est maintenu à plus d’une dizaine. Ils sont aujourd’hui 14 à faire ce travail essentiel à la vitalité du quotidien, dont plusieurs « milléniaux » qui contribuent à l’évolution des pratiques, souligne M. Forgues.

Souvenirs et plaisir

« J’ai toujours aimé ce que je fais ici. On a du fun à travailler, on rencontre plein de monde, on raconte toutes sortes de choses aux gens et on fait notre vente au travers. C’est agréable. »

— Michel Forgues, représentant publicitaire

« Dans le temps, les clients de Montréal ne transféraient pas leurs pages par internet, mais par autocar ! Ils mettaient ça sur l’autobus de 17 h ou de 18 h, et on allait chercher l’enveloppe à la gare. [...] Ça faisait partie intégrante de notre travail. »

— Guy Bergevin, retraité

« Il y avait une concurrence à l’interne, il y avait des frictions, c’est évident, mais c’était une saine concurrence. [...] Tout le monde était très à l’affût de tout ce qui se passait. »

— Pierre Robitaille, retraité