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Montée de lait du président de la FTQ à propos du salaire minimum

Le syndicat ridiculise les patrons qui s’enrichissent au détriment de leurs employés.

Daniel Boyer et Serge Cadieux auront l'œil sur Québec lors de la prochaine campagne électorale.
Éric Demers, FTQ Daniel Boyer et Serge Cadieux auront l'œil sur Québec lors de la prochaine campagne électorale.

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Au moment où la Banque du Canada prévoit des pertes de 60 000 emplois en raison de la hausse du salaire minimum à 15 $ l’heure, la FTQ décoche une flèche à l’endroit des dirigeants d’entreprise qui s’opposent à cette hausse.

«Quand tu as trois maisons un peu partout dans le monde, quatre chalets, cinq bateaux et six Mercedes... t’en as peut-être assez. Partage un peu, et permets à tes employés de gagner leur vie décemment», s’insurge Daniel Boyer, le président de la FTQ, représentant plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

La Banque du Canada estime que la hausse du salaire minimum donnera de meilleurs revenus aux Canadiens tout en fragilisant l’emploi au pays.

Le chef syndical Daniel Boyer pense plutôt que le Québec doit s’inspirer de la Colombie-Britannique, de l’Alberta ou de l’Ontario et agir pour établir le salaire minimum à 15 $ l’heure, a-t-il déclaré hier en marge du bilan de la centrale, à Montréal.

Notons que les chefs de grandes sociétés ne sont pas les seuls à avoir de gros salaires. Cinq hauts dirigeants du Fonds de solidarité FTQ gagnent ensemble près de 3 millions $.

GOUTTE DE TROP

Quand on fait remarquer à M. Boyer que des sociétés comme Couche-Tard craignent de fermer des magasins en raison de cette hausse, il s’insurge: «Alain Bouchard, le PDG de Couche-Tard, celui qui gagne plus de 400 fois le salaire moyen de ses employés!» répond-il pour enfoncer le clou.

Selon Daniel Boyer, les patrons, en 1983, gagnaient 103 fois le salaire moyen de leurs employés. En 1994, 184 fois, et aujourd’hui... 200 fois, partage-t-il.

HAUSSE «RADICALE»

Le directeur québécois de la Fédération canadienne des contribuables, Carl Vallée, qualifie de «radicale» l’augmentation du salaire minimum. Il est persuadé que les plus vulnérables sont ceux qui paieront la facture.

«Les grandes centrales syndicales, embourbées dans de nombreux scandales de corruption au cours des dernières années, ne font plus figure d’autorités morales auprès de la population québécoise», déclare l’ex-attaché de Stephen Harper.