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Heille, bonne année chose.

Heille, bonne année chose.
Photo courtoisie

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Oui, oui je sais : nous sommes tellement impatients et intolérants maintenant qu’on se dit tannés de se faire souhaiter quelque chose de positif, la bonne année, dès le 3 janvier.  Mauvaise nouvelle : comme plusieurs reprennent le travail lundi, le 8, vous allez encore vous la faire souhaiter la semaine prochaine. Quelle torture n’est-ce pas?

 

Autre mauvaise nouvelle : ça ne sert à rien de se dire que 2017 est finie et que 2018 peut juste être mieux. Les gens vont continuer à mourir, la maladie à frapper, les cathédrales à s'écrouler, les idiots à continuer de se manifester sur les médias sociaux (et c’est tant mieux... ça rend l'identification plus facile). Les pogos gelés vont rester gelés, en d’autres mots.

 

La solution : soyons le changement espéré. N’attendons pas que le monde soit plus tolérant : soyons-le. N’attendons pas que les gens soient plus rigoureux, commençons par l’être. Et ainsi de suite. Attendre toujours après les autres est source de déception perpétuelle.

 

Voilà mon souhait pour l’année à venir.

 

Maintenant que j'ai capté votre attention, restons dans le positif. Voici ce qui m’a diverti au cours de 2017, mieux que tout le reste.

 

L’album que j’anticipais le plus, celui de mon band favori Queens of the Stone Age, m’aura au final laissé sur ma faim. Villains n’est pas mauvais mais reste loin des sommets que furent Like Clockwork et Songs for the Deaf. Mon morceau favori: Un-Reborn Again, avec sa ritournelle de « Everybody was drowning in the fountain of youth ». Je trouve que ça résume bien la génération Instagram. :

 

Non mon album favori de 2017 est finalement le sublime, contemplatif, complexe Painted Ruins de Grizzly Bear. J’ai toujours de la difficulté à résumer le son de Grizzly Bear. C’est de l’alternatif, du rock, à tendance parfois folk. Je vous le vendrais ainsi : c’est pour les gens qui aiment Karkwa, radiohead et Patrick Watson. Entre autres.

 

Reste que Painted Ruins, leur cinquième, est probablement le plus accessible. Le groupe en a d’ailleurs tiré un concert mémorable en novembre à Montréal. Voici Losing All Sense :

 

 

 

Au cinéma, les films qui m’ont marqué le plus cette année sont Baby Driver d’Edgar Wright, Dunkirk de Christopher Nolan, Three Billboards Outside Ebbing Missouri de Martin McDonagh, Les Affamés de Robin Aubert et A Ghost Story de David Lowery.

 

Baby Driver est un bijou qui mêle hymne à la musique, thriller, romance et un Oscar assuré pour le montage hallucinant de ce film presque entièrement synchronisé à la musique. Disponible en vidéo.

 

Dunkirk est un autre chef d’œuvre technique de Nolan, dont la réputation n’est plus à faire. Un des réalisateurs dont l’œuvre exige le plus gros écran possible, Nolan nous a offert LA meilleure raison pour aller au Imax cette année. Disponible en vidéo.

 

Three Billboards Outside Ebbing Missouri est le film le plus drôle que j’ai vu en 2017. C’est tout un exploit considérant que l'histoire concerne une femme dont la fille a été violée puis brûlée vive et qui se paie de la publicité sur trois affiches à l’entrée de la ville pour mettre de la pression sur la police pour résoudre l’affaire. Des dialogues magistraux et performances à l'avenant. Encore en salle.

 

Les Affamés est probablement le plus beau film de zombie jamais tourné. Le mélange de décors québécois et d’épouvante donne un résultat inoubliable. Disponible dès le 30 janvier.

 

Le film qui risque le moins de vous plaire dans mes 5 choix est A Ghost Story. Totalement original, délicat comme la dentelle, ce film exige une sensibilité à fleur de peau. Un autre mélange de genre, car malgré le fantôme de son titre, A Ghost Story n’a rien d’un film d’horreur même s’il effleure le fantastique. Il concerne l’amour, la mort, les racines, sur le lâcher prise et bien plus. Lent, profond, émouvant, exigeant. Disponible en vidéo et sur Netflix.

 

Comme c’est le cas depuis plusieurs années, le cinéma m’a moins diverti que la télévision. Une septième saison renversante de Game of Thrones, plusieurs séries fabuleuses sur Netflix dont Master of None, Mindhunter et The Punisher. Sans oublier le retour de Larry David et son Cache ta joie, la fiction au (de moins en moins) petit écran permet de mieux développer des personnages et des intrigues.

 

Il y en a pour tous les goûts, avec ou sans abonnement au « câble ». Et ily en aura d'autres en 2018... même si Game of Thrones n'en fera pas partie.

Ndla: Il y a en masse de gens plus habilités que moi à vous parler de télé québécoise. Ce n'est pas mon champs d'expertise.